Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/07/2013

Les femmes devraient-elle prendre la pilule contraceptive?

 En 2013 le Pr Henri Joyeux publie suite au scandale des pilules de 3ème et 4ème génération, un livre scientifiquement documenté avec Dominique Vialard, journaliste pour le monde de la Santé. 

Leur livre s’intitule « LA PILULE CONTRACEPTIVE – Les dangers pour les femmes et les nouvelles alternatives », aux éditions du ROCHER.

Il est préfacé par le Prix Nobel Luc Montagnier et la très renommée Gynécologue de Londres Ellen Grant.

(Extrait de la biographie du Pr Joyeux sur le site officiel) 

"Les femmes devraient-elles encore prendre la pilule contraceptive ?" Interview exclusive du Pr Henri Joyeux

Lu sur PasseportSanté

henri-joyeux-pilule-contraceptive-dangers-et-alternatives.jpgLe 10 juillet 2013 - A l'occasion de la sortie de son ouvrage "Pilule contraceptive, dangers, alternatives" aux Éditions du Rocher, le professeur Henri Joyeux revient avec nous sur les débats actuels autour de la pilule. En revenant sur l'histoire et le fonctionnement de la contraception hormonale, le professeur Joyeux et le journaliste Dominique Vialard en arrivent au constat que les femmes n'ont pas été réellement informées sur les effets de la pilule sur leur cycle et leur santé. Les multiples effets secondaires passés sous silence, l'augmentation du nombre de cancers du sein, de l'utérus, des ovaires... Le Professeur Joyeux nous éclaire sur toutes ces questions capitales.

PasseportSanté.net Dans votre livre, coécrit avec Dominique Vialard, vous affirmez que la vérité sur les pilules et autres hormones de synthèse a trop longtemps été dissimulée aux femmes. Les questions suivantes vont nous permettre de comprendre quelle est cette vérité.

Pr. JoyeuxLa pilule n'est pas un bonbon mais une association d'hormones apportées à l'organisme à des taux nettement supérieurs à ce que fabriquent normalement les ovaires. Les femmes n'ont pas été averties clairement sur le fonctionnement réel de la pilule. Pour empêcher l'ovulation régulière, tous les mois, il faut bloquer les ovaires. C'est ce que fait la pilule. Les normo-pilules, les premières générations fortement dosées, bloquaient totalement les ovaires. Les mini-pilules bloquent l'ovulation, mais moins le fonctionnement ovarien. Elles sont responsables de l'apparition très fréquente de kystes des ovaires. Ces kystes sont bénins, mais inquiètent souvent les femmes et les gynécologues proposent beaucoup de célioscopies pour ponctionner les kystes et vérifier qu'ils ne risquent pas de devenir cancéreux.

PasseportSanté.netPourriez-vous nous expliquer le rapport des contraceptifs actuels (dont la pilule) avec le cancer de l’utérus ou avec le cancer du sein ?

Pr. JoyeuxIl y a deux localisations majeures dans l'utérus, le corps de l'utérus où se développe l'embryon qui devient foetus dès le début du 3ème mois de la grossesse et le col de l'utérus qui est au fond de la cavité vaginale.
Corps comme col utérin sont très sensibles aux hormones. On sait que les hormones en excès peuvent être responsables après la ménopause (au-delà de 50 ans) de cancer de l'endomètre, c'est-à-dire de l'intérieur de l'utérus. Les traitements hormonaux de la ménopause qui sont appelés THS (traitements hormonaux substitutifs), apportent des doses d'hormones à l'utérus dont il n'a pas besoin, et jouent ainsi le rôle de facteurs de croissance dangereux.

Il en est de même pour la pilule, mais celle-ci est considérée surtout comme responsable de cancer du col de l'utérus chez des jeunes femmes qui fument et attrapent en plus par la multiplication des partenaires sexuels un des nombreux HPV. L’human-papilloma-virus peut par l'irritation chronique qu'il crée, stimuler la formation d'un cancer du col utérin, la pilule réduisant l'immunité locale.

Au niveau des seins, il faut d'abord rappeler que les seins de la jeune fille se construisent grâce aux œstrogènes fabriqués par les ovaires, c'est dire s'ils sont sensibles d'abord aux œstrogènes.  Quand la puberté est passée, que les caractères sexuels secondaires sont en place, les ovaires fabriquent chaque mois des quantités différentes des deux hormones "œstrogène et progestérone". Les femmes savent bien que dans la 2ème partie de leur cycle, leurs seins sont plus sensibles, en légère tension, sous l'influence de la progestérone. Les glandes mammaires sont donc sous forte influence bi-hormonale.
Que fait la pilule consommée par le corps féminin, 3 semaines par mois ou 84 jours consécutifs ?
Trois semaines par mois elle mime le cycle féminin : apport d'œstrogène à fortes doses (20 à 50 fois ce que fabriquent les ovaires normalement) et apport moindre de progestérone. La semaine sans apport hormonal, correspond à une chute des taux qui crée le phénomène des règles (menstruation). Le phénomène se répète ainsi tous les mois. Si la pilule est consommée 84 jours consécutifs et stoppée une semaine, le phénomène des règles n'a lieu qu'une fois par trimestre, par saison. C'est ce que les laboratoires prônent de plus en plus en faisant passer comme message aux jeunes femmes le côté pénible, fatigant des règles, les douleurs, l'anémie… Leur objectif pour le moment pas encore trop diffusé est de proposer massivement "la pilule en continu pour la fin des règles".

Le fléau du cancer du sein est une réalité majeure dans la société occidentale (près de 60 000 nouveaux cas par an en France) qui commence à atteindre l'Orient à l'exception du Japon. La femme japonaise de par sa culture ne consomme de comprimé que si elle est malade… donc malgré des campagnes
publicitaires majeures, elle n'a pas suivi l'Occident avec la pilule.

La pilule correspond donc à un apport hormonal majeur, qui agit naturellement sur les seins, mais il faut bien différencier la vie avant la ménopause et la vie après.
Avant la ménopause, l'organisme féminin et les seins en particulier sont habitués à recevoir par les ovaires de fortes doses d'hormones et la pilule dépasse évidemment les doses physiologiques.
Après la ménopause, ou l’approche de celle-ci, les ovaires fabriquent beaucoup moins d'hormones et les seins ne sont donc pas habitués à recevoir des surplus hormonaux. On comprend alors facilement qu'après la ménopause 3 à 5 ans de prises hormonales suffisent à créer un cancer du sein alors qu'avant la ménopause, il faut 10 à 20 années… d'où l'apparition de cancers du sein dès 25 ou 30 ans comme nous le voyons aujourd'hui sans qu'il s'agisse d'une cause génétique quand la jeune fille consomme la pilule - comme le souhaitent les laboratoires - dès 15 ans.

PasseportSanté.netA ceux qui présentent la pilule comme une manière pour les femmes de contrôler leur vie sexuelle et d’éviter les grossesses non-désirées, que répondez-vous ?

Pr. JoyeuxLa pilule évite les grossesses non désirées, c'est cela que la femme veut et elle a raison. La question est de savoir si cette consommation est dangereuse ou non. Si elle est dangereuse, ce qui commence à se savoir, existe-t-il des alternatives ?
Les labos sont très malins, ils répondent " OUI, il existe des alternatives : " l'anneau vaginal, le bâtonnet implanté sous la peau du bras, le patch hormonal, le stérilet hormonal imprégné de progestérone et bientôt le spray nasal…" Toutes ces alternatives ne sont que des pilules déguisées, données par d'autres voies que la voie de l'estomac : l'intérieur du vagin, la peau, le muscle, la muqueuse nasale… Les dangers sont les mêmes.

La pilule ne contrôle pas la vie sexuelle des femmes, elle leur permet d'avoir des relations sexuelles - surtout demandées par les hommes - ; sans les risques de grossesse non-désirée.
Quant aux plaisirs réels qu'elles ont, elles acceptent gentiment qu'ils soient moindres pourvu qu'elles ne "tombent pas enceinte".

PasseportSanté.netQuel autre type de contraception que la pilule conseilleriez-vous aux femmes pour qu’elles conservent ce contrôle sans danger ?

Pr. JoyeuxLes femmes ont été sous-informées et même non-informées sur le fonctionnement de leur corps, de leur cycle (…). N'oubliez pas qu'elles ne sont fécondes qu'au grand maximum 5 à 7 jours par mois. Et pour cette petite semaine de fécondité, on leur fait avaler 3 semaines d'hormones quand ce n'est pas presque 3 mois… ou à vie comme les labos le prévoient.
(…)

C'est l'homme qui doit s'adapter à la femme et pas l'inverse comme c'est le cas aujourd'hui. En effet avec la pilule la femme est littéralement à la merci du désir d'union sexuelle des hommes, lequel désir est plus souvent très élevé quasi permanent tandis qu'il est plus cyclique chez les femmes.

PasseportSanté.netTout un chapitre de votre livre est consacré à la pilule et à la stérilité. Pourriez-vous nous expliquer en quoi la pilule pourrait influer sur la stérilité des femmes ?

Pr. JoyeuxUne longue prise de pilule met longuement les ovaires au repos. Et lorsqu'il s'agit de les faire repartir pour avoir une grossesse, ils ne répondent plus aux stimulations qui viennent normalement de l'hypophyse. Voilà pourquoi il y a tant de femmes qui ont besoin de stimulations hormonales répétées et se retrouvent avec des grossesses multiples à 2, 3, 4 jusqu'à 6 embryons.
J'ai ainsi pu décorer une femme dans l'Aude qui a eu des sextuplés. Son mari a pris peur et a foutu le camp ce qui a déclenché chez cette mère le super-désir de les garder tous et d'éviter ce qu'on appelle une "réduction embryonnaire" pour supprimer un ou plusieurs embryons. J'ai vu ces 6 enfants à 18 ans, avec leur air de famille, être légitimement fiers de leur fantastique mère.

Rares sont les études qui font apparaître au grand jour l’impact de la consommation de pilule sur l’environnement et même sur la stérilité des hommes. Que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?

Nous expliquons tout cela avec les références scientifiques dans notre livre à partir de ce que l'on appelle les perturbateurs endocriniens. On retrouve en effet des résidus hormonaux de la pilule dans les urines et donc dans les égouts des villes qui malheureusement peuvent se déverser et se retrouver dans les rivières ou les fleuves et perturbent ainsi gravement la flore et la faune marine. Et bien sûr ces résidus hormonaux se retrouvent aussi dans l’eau du robinet que toute la famille consomme.

PasseportSanté.netVous posez la question suivante dans votre ouvrage « Les menstruations sont-elles encore nécessaires ? ». Quelle est votre réponse ? Est-ce que toutes les femmes ont besoin d’avoir des menstruations ?

Pr. JoyeuxIl s'agit de la physiologie, du fonctionnement écologique du corps féminin. Quand on le perturbe ou le déglingue gravement. Il n'est qu'à voir le nombre de complications liées à la consommation des pilules, car les femmes changent souvent de génération de pilule sous la pression des labos lesquels manipulent souvent les spécialistes qui sont leurs prescripteurs.

PasseportSanté.netComment expliquez-vous que la pilule puisse être prescrite à des jeunes filles ayant de l’acné (comme Diane 35) ? Quel est votre avis sur ce sujet ?

Pr. JoyeuxIl y a plus d'argent à gagner avec Diane 35 et /ou le Roaccutane qui sont des médicaments dangereux, qu'avec un changement radical des habitudes alimentaires qui est plus efficace et se maintient dans le temps...

PasseportSanté.netQue pensez-vous de la pilule du lendemain ou du surlendemain, cette contraception d’urgence ?

Pr. JoyeuxOn n'a pas assez de recul, mais les laboratoires s'en moquent. Les complications éventuelles, on verra plus tard et s'il y en a on trouvera de nouvelles molécules pour les traiter. Voilà leur philosophie !

PasseportSanté.netEn dehors de la pilule, il existe de nombreux moyens de contraception : le stérilet, l’implant, le patch, les spermicides, les progestatifs injectables, préservatifs masculin ou féminin, etc. Quel est votre avis sur les autres méthodes contraceptives disponibles ?

Pr. JoyeuxLa méthode contraceptive la moins dangereuse est le préservatif masculin. Vous remarquerez que l'on conseille aux jeunes, à la fois "de se couvrir avec le préservatif" et de prendre la pilule. Le garçon est ainsi responsabilisé et la fille aussi. Double précaution donc. En réalité le plus souvent les filles n'ont pas trop confiance dans les garçons, plus ou moins maladroits ou qui refusent d'utiliser la capote… Ainsi la pilule a de beaux jours devant elle et il n'est pas question que les hommes s'y mettent. Tous les essais chez eux ont été négatifs au plan du marketing. Le principal obstacle à une pilule masculine étant la non-acceptation féminine : les femmes ne font pas confiance à l’homme. Si le partenaire masculin ne prend pas sa pilule, c’est la femme qui aura à en payer le prix.

Les stérilets sont soit aux hormones - le Mirena est enrobé de progestérone artificielle qui est libérée à petites doses chaque jour, il coûte plus de 100 € - soit sans hormone, c'est le stérilet au cuivre qui en coûte une vingtaine.
Le premier réduit les règles à leur plus simple expression ou les fait disparaître, le second empêche la nidation de l'oeuf fécondé au début de la vie humaine au fond de l'utérus. Il peut aussi accoler les deux parois de l'utérus et rendre la femme définitivement stérile.

PasseportSanté.netQuels sont, en quelques mots, les dangers des THS (traitements hormonaux substitutifs) ? Pourriez-vous nous expliquer dans quels cas et pour quelles raisons sont-ils prescrits ? Mais aussi, pourquoi les déconseillez-vous ?

Pr. JoyeuxLorsque la femme arrive à la ménopause, les ovaires se mettent définitivement au repos mais continuent d'une manière générale, avec les surrénales, à fabriquer de petites doses d'œstrogène et de progestérone sans pouvoir pour autant déclencher comme avant la ménopause un cycle menstruel. Les organes-cibles des hormones féminines, sein-utérus et ovaires, ne sont pas faits à cet âge pour recevoir des doses d'hormones excessives. Les phytohormones de la phytothérapie et de l'alimentation à orientation végétarienne sont suffisantes et efficaces. Il est actuellement démontré quoi qu'en disent certains spécialistes - trop liés ou candides par rapport aux laboratoires - que le THS après la ménopause augmente les risques de cancer du sein et de l'utérus. Nous voyons même des cas plus nombreux de cancer des ovaires alors qu'on fait croire aux femmes que pilules et THS protègent de ce type de cancer. Dans notre livre nous démontrons que c'est faux.

PasseportSanté.netQuel type de contraception conseilleriez-vous à une jeune femme (…) ?

Pr. Joyeux– (…) expliquer à son conjoint le fonctionnement de son corps intime et choisir la technologie "Lady-Comp". C'est le moniteur de fertilité le plus fiable. Je peux d'autant plus le promouvoir que je n'ai aucun lien financier avec son fabricant.

(…)

Aurore Clavé PasseportSanté.net

Qui est le Pr Joyeux ? Cliquer ici pour lire sa biographie sur Futura-Sciences.

09/07/2013

Un évêque soutient les jeunes insurgés et Nicolas B., prisonnier politique

Sa déclaration se trouve sur le site internet du diocèse de Bayonne.

arton3680-de5d9.jpg

 

Déclaration à propos de l’incarcération de Nicolas B.

Dans un communiqué récent, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a salué l’engagement de tous ceux (dont de nombreux jeunes) qui durant des mois, ont fait entendre leur voix de manière pacifique pour s’opposer à la loi Taubira, en précisant qu’elle a modifié « radicalement l’un des fondements de la vie en société », engendré, comme il était prévisible, des clivages profonds, et provoqué des blessures et des craintes durables.

 

 

(…)

Pourvu qu’elle se déroule sans violence et dans le respect de l’intégrité physique des personnes et des biens, cette opposition de fond, que l’on a pu appeler à juste titre « résistance », est pleinement légitime dans une société démocratique où la liberté d’expression, de réunion et de manifestation est garantie par la Constitution.

Le Jeune Nicolas B., sympathisant de la manif pour tous, a été condamné le 19 juin par le tribunal correctionnel à deux mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour avoir participé à une manifestation pacifique le 16 juin dernier contre la loi Taubira. Les chefs d’accusation semblent surréalistes et la lourdeur de la peine disproportionnée par rapport aux faits avérés. Il s’agit manifestement d’une forme politique de répression policière et judiciaire qui marque un tournant dans le traitement arbitraire des opposants au mariage et à l’adoption par des couples de même sexe.

Je salue l’engagement de ce jeune Nicolas et de tous ceux qui, comme lui, travaillent à défendre avec détermination et sans violence, le droit des enfants à être élevé par un père et une mère, engagement qui « aura encore à se déployer dans d’autres domaines où la vigilance est requise pour le respect de la personne humaine » (Conseil permanent). Ils sont la fierté et l’espérance de notre société. Leur courage, jusqu’à la prison s’il le faut, est déjà une victoire : car on ne peut pas enchaîner la Vérité !

+ Mgr Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

 

 

24/06/2013

Pour une union homosexuelle civile?

 Un article paru sur le site DIDOC

Stéphane Seminckx | Lundi, 17 Juin 2013

Pour une union homosexuelle civile ?

Certains organes de presse ont prêté récemment au cardinal Danneels des propos ambigus.

A les croire, le cardinal serait partisan d’une union homosexuelle civile spécifique, à condition de ne pas l’appeler mariage. Cette formule est évoquée ici et là comme une solution élégante, une belle preuve d’ouverture d’esprit, qui sauvegarderait en même temps le vrai sens du mariage.

Ces questions ont été soulevées à l’occasion des récentes manifestations en France contre la loi Taubira, sur le mariage homosexuel.

Dans un autre article repris sur didoc, Mgr Tony Anatrella, prêtre et psychanaliste, spécialisé dans les questions du gender et de l’homosexualité, consulteur des Conseils pontificaux pour la Famille et la Santé, précise d’emblée : « La seule solution qui pourrait éventuellement être envisagée (…) est non pas une union civile comme certains politiques le suggèrent car en fait elle ressemblerait à un mariage-bis comme le Pacs, mais un contrat de biens passé devant un notaire et qui serait ouvert à tous. Le mariage étant réservé exclusivement à l’alliance fondée entre un homme et une femme ».

On peut comprendre que des personnes qui vivent ensemble entendent se mettre d’accord sur certaines questions, comme par exemple la propriété, l’usage ou le legs de biens patrimoniaux. Mais cela n’a rien à voir avec la reconnaissance, par l’Etat, d’une union civile entre personnes homosexuelles. Une telle union soulèverait différents problèmes :

  • ce serait reconnaître le bien-fondé de ce type spécifique de communauté de vie, ce qui est précisément tout l’enjeu du débat : est-il salutaire pour la société — et pour sa cellule fondamentale, qui est la famille — de reconnaître et de promouvoir officiellement l’union homosexuelle, en l’élevant à un rang comparable à celui du mariage (a fortiori en instaurant un soi-disant « mariage homosexuel ») ?
  • ce statut pourrait constituer une discrimination pour d’autres personnes qui vivent ensemble, comme un frère et une sœur par exemple, ou un père veuf et âgé, vivant avec son fils, ou des personnes âgées qui partagent un même logement. Ces personnes ne pourraient bénéficier des avantages de ce statut, n’ayant pas de comportement homosexuel entre elles. Les personnes mariées risquent également d’être discriminées au cas où ce statut allouerait plus de droits aux « couples » homosexuels qu’aux personnes mariées, ou au cas où il comporterait moins d’exigences que celles du mariage.

Mgr Léonard a repris ce raisonnement à son compte, comme en témoignent les propos récents de son porte-parole, Jeroen Moens. Voici un extrait d’un article de LifesiteNews, répercuté par Belgicatho : « (…) la position de l’archevêque est qu’“il n’y a rien contre des conventions civiles entre deux personnes concernant leurs biens”. “Il est permis d’avoir un accord entre deux personnes, quelles qu’elles soient. Ceci n’entraîne ni union civile ni mariage. Tout un chacun est libre d’établir une convention quelconque concernant ses biens” Il peut s’agir, souligna-t-il, d’“une convention entre tout genre de personnes, mais ce n’est ni une ‘relation’ ni un mariage. Une tante peut établir une convention avec sa nièce, un prêtre avec une personne de confiance” en vue de disposer de leurs biens et d’en organiser l’usage.

Moens avait dit au Tijd [un des journaux belges qui ont publié récemment des déclarations du cardinal Danneels sur cette question] qu’aux yeux de l’Eglise, le mariage surgit “dans la complémentarité de l’homme et de la femme. Une telle complémentarité est impossible entre deux personnes de même sexe” (…) Moens a dit à LifesiteNews : “Ni le cardinal ni l’archevêque ne sont en faveur d’unions civiles homosexuelles” ».

Ces considérations rejoignent ce que disait déjà la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans un document de 2003, signé par le cardinal Ratzinger : « Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience ».

Stéphane Seminckx est prêtre, Docteur en Médecine et en Théologie.

Source : DIDOC

19/06/2013

Les Veilleurs en Belgique

La jeunesse belge s’élève à son tour contre l’idéologie du genre. Le mouvement des Veilleurs, initié par des étudiants parisiens, est peut-être parti pour enflammer l’Europe entière avec son ardeur pacifique de résistance civique. Il fait son entrée dans la capitale de l’Union : la première veillée de Bruxelles aura lieu avant la fin du mois de juin. Jeunes et moins jeunes citoyens se rassembleront comme leurs homologues français pour dénoncer le mensonge de l’idéologie du genre, avec l’arme de leur conscience, la force leur pensée, la profondeur et l’entrain de leurs chants et le soutien des plus grands écrivains et penseurs de la résistance politique et morale : Hugo, Jaurès, Bernanos, Aragon, Dostoïevski, Gandhi ou Nelson Mandela ont déjà accompagné par leurs écrits les mémorables soirées des Veilleurs français.

Pour éviter toutes sortes d’agressions dont pourraient être victimes les contestataires pacifiques, la date, le lieu et l’heure du rassemblement sont tenus secrets jusqu’en dernière minute et ne seront communiqués qu’aux personnes reconnues de longue date comme dignes de confiance.

Dans un communiqué partiellement reproduit ici, les Veilleurs de Bruxelles ont fait connaître les objectifs et les conditions de ce rassemblement :

- Il est impératif que notre rassemblement soit silencieux et pacifique, ne RIEN apporter qui puisse potentiellement être utilisé comme arme

- Veuillez apporter une bougie et un verre pour protéger la flamme contre le vent.

Ainsi, vous rejoignez le mouvement de milliers de Veilleurs à travers le monde qui disent

OUI à la famille, comme base de la société.

OUI à une écologie humaine qui respecte et construit chaque personne.

OUI au respect de l’enfant, comme sujet de droit.

NON à l’idéologie du "gender", qui nie l’identité sexuelle.

En tant que capitale de l’Europe, Bruxelles est au cœur des prises de décisions pour les 500 millions d’européens.

Notre Mouvement au sein de Bruxelles veut faire entendre la voix des européens rejoignant la vision des Veilleurs auprès de l’Union européenne.

Ce mouvement est né le 16 avril dernier, sur l’esplanade des Invalides à Paris. Il relève de l’initiative de jeunes au lendemain d’un rassemblement  pacifique contre la loi « Taubira », qui ouvre le droit au mariage pour les couples de personnes homosexuelles.

Depuis, le mouvement s’est étendu à plus de 145 villes en France et dans le monde, et nous avons été rejoints par des pères et mères de famille, des élus, des responsables religieux ou associatifs qui veulent témoigner pacifiquement mais avec fierté que la protection de chaque individu est un droit fondamental.

En nous inspirant des textes des grands penseurs humanistes  de l’histoire du monde, nous voulons exprimer avec conviction le caractère fondamental du respect de l’Humain dans son intégralité. Par notre présence pacifique, nos bougies, nos textes et nos paisibles chants, nous sommes l’expression d’une population qui refuse d’être endormie dans sa torpeur.

Les Veilleurs à Bruxelles

04/06/2013

Un saint mariage: Adela et Manolo

Dans le courant de l’année 1924, Manuel Casesnoves Soler, « Manolo », avait des intentions très claires : il se marierait avec Adela ! Mais la très amoureuse fiancée, sachant pourtant que Manolo appartenait à l’Action Catholique, avait des doutes sur la solidité de sa foi. Elle se rendit alors à la chapelle de la petite localité de Xátiva (Játiva, Valence, Espagne), pour prier devant le tabernacle, remettant entre les mains de Dieu et de la Très Sainte Vierge Marie sa décision et sa réponse. (…)

-          Manolo, si tu n’es pas capable de partager avec moi l’assistance à la Messe et au Rosaire, je devrai te quitter.

-          Adela, je serai toujours avec toi, dit le fiancé.

(…) Depuis lors, leur expérience de constante oraison, la fidélité et la cohérence de leur vie avec l’Évangile, ont porté des fruits qui pourraient les conduire à être officiellement reconnus comme un saint mariage, chose peu commune dans l’histoire de l’Église [la canonisation d’un foyer, ndtrad].

C’est précisément le Pape François, quand il était cardinal, qui a donné l’impulsion pour que cette possibilité devienne une certitude, selon une confidence du titulaire de la délégation pour les causes des saints de l’archevêque de Valence, Ramón Fita. (…)

Source : El rosario y la Eucaristía consolidan a un matrimonio que el Papa considera santo (notre traduction)