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02/04/2017

Messe du jour - du 2 au 9 avril 2017

Dimanche 2 avril 2017

Novus Ordo - Forme ordinaire du rite romain

Cinquième dimanche de Carême
Saint(s) du jour : St Francesco de Paule, ermite et fondateur († 1507),  St François Coll, prêtre o.p. et fondateur († 1875)
image Les autres saints du jour...

Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Saint Jean de Damas
« Jésus pleura. Les Juifs se dirent : Voyez comme il l'aimait »

 

 

   Usus Antiquus - Forme extraordinaire du rite romain

Premier Dimanche de la Passion
Saint(s) du jour : St François de Paule

Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Saint Grégoire de Nazianze
« Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et ils le harcelaient »

 

 

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26/03/2017

Messe du jour - du 26 mars au 2 avril 2017

Dimanche 26 mars 2017

Novus Ordo - Forme ordinaire du rite romain

Quatrième dimanche de Carême (Laetare)
Saint(s) du jour : St Ludger, Ier évêque de Munster (v. 745-809)

image Les autres saints du jour...

Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Saint Irénée de Lyon
« Il est l'image du Dieu invisible...; c'est en lui que tout a été créé...; tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,15-16)

 

   Usus Antiquus - Forme extraordinaire du rite romain

Quatrième Dimanche de Carême (Laetare)
Saint(s) du jour : Bx Emmanuel Ruiz

Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Catéchisme de l'Église Catholique
« C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des juifs »

 

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19/03/2017

Messe du jour - du 19 au 26 mars 2017

Dimanche 19 mars 2017

Novus Ordo - Forme ordinaire du rite romain

Troisième dimanche de Carême
Saint(s) du jour : Bse Sibillina Biscossi, tertiaire dominicaine (1287-1367),  Bx Marcel Callo, ouvrier et martyr (1921-1945)
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Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Saint Augustin
Il a tout donné pour toi

 

   Usus Antiquus - Forme extraordinaire du rite romain

Troisième Dimanche de Carême
Saint(s) du jour : Saint Joseph, époux de la Vierge Marie, patron de l'Église universelle

Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Catéchisme de l'Église Catholique
« Le règne de Dieu est survenu pour vous »

 

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12/03/2017

Messe du jour - du 12 au 19 mars 2017

Dimanche 12 mars 2017

Novus Ordo - Forme ordinaire du rite romain

Deuxième dimanche de Carême
Saint(s) du jour : St Luigi Orione, prêtre et fondateur (1872-1940),  St Syméon le Nouveau Théologien, moine (949-1022)
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Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Saint Ephrem
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour »

 

 

 

   Usus Antiquus - Forme extraordinaire du rite romain

Deuxième Dimanche de Carême
Saint(s) du jour : St Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église († 604)

Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Saint Ephrem
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour »

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05/03/2017

Messe du jour - du 5 au 12 mars 2017

Dimanche 5 mars 2017

Novus Ordo - Forme ordinaire du rite romain

Premier dimanche de Carême
Saint(s) du jour : St Giovanni Giuseppe della Croce, prêtre o.f.m. († 1734),  St Gérasime, l’anachorète du Jourdain († 475)
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Les lectures du jour  

Commentaire du jour : Isaac le Syrien
« Alors le démon le quitte »

 

 

   Usus Antiquus - Forme extraordinaire du rite romain

Premier Dimanche de Carême
Saint(s) du jour : St Théophile de Césarée, évêque († v. 195)

Les lectures du jour  

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25/12/2016

Jan Wański - Missa de Nativitate Domini

24/12/2016

Missa In Nocte - Missa solemnis in Nativitate Domini

 

Messe de la Nuit en la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, célébrée le 24 décembre 2014 en l'église Saint-Michel de Belváros à Budapest, Hongrie, par les Chanoines Prémontrés de Gödöllöi.

 

27/11/2016

Iniquitátes nóstræ quasi véntus abstulérunt nos...

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PRIÈRE PENDANT L’AVENT.

(Tirée du prophète Isaïe.)

Roráte caéli désuper,et núbes plúant jústum.

Ne irascáris Dómine, ne ultra memíneris iniquitátis : ecce cívitas Sáncti fácta est desérta :
Síon desérta fácta est : Jerúsalem desoláta est : dómus sanctificatiónis túæ et glóriæ túæ, ubi laudavérunt te pátres nóstri.

Roráte caéli désuper,et núbes plúant jústum

Peccávimus, et fácti súmus tamquam immúndus nos, et cecídimus quasi fólium univérsi :
et iniquitátes nóstræ quasi véntus abstulérunt nos : abscondísti faciem túam a nóbis, et allisísti nos in mánu iniquitátis nóstræ.

Roráte caéli désuper, et núbes plúant jústum.

Víde Dómine afflictiónem pópuli túi, et mítte quem missúrus es : emítte Agnum dominatórem térræ, de Pétra desérti ad móntem fíliæ Síon : ut áuferat ípse júgum captivitátis nóstræ.

Roráte caéli désuper,et núbes plúant jústum.

Consolámini, consolámini, pópule méus : cito véniet sálus túa : quare mæróre consúmeris,
quia innovávit te dólor? Salvábo te, nóli timére, égo enim sum Dóminus Déus túus,
Sánctus Israël, Redémptor túus

Roráte caéli désuper, et núbes plúant jústum.

 

Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

Ne vous irritez plus, Seigneur, ne vous souvenez plus désormais de notre iniquité. Voilà que la cité du Saint est devenue déserte, Sion est dans la solitude, Jérusalem est désolée, cette maison consacrée à votre culte et à votre gloire, où nos pères ont chanté vos louanges.

Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

Nous avons péché, et nous sommes devenus comme le lépreux ; et nous sommes tous tombés comme la feuille ; et comme un vent impétueux, nos iniquités nous ont enlevés et dispersés. Vous avez caché votre face à nos regards, et vous nous avez brisés par la main de notre iniquité.

Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que vous devez envoyer. Faites sortir l’Agneau qui doit dominer sur la terre ; qu’il s’élance de la pierre du désert sur la montagne de la fille de Sion, afin qu’il enlève lui-même le joug de notre captivité.

Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

Console-toi, console-toi, ô mon peuple ! bientôt viendra ton salut : pourquoi te consumes-tu dans la tristesse ? Pourquoi la douleur s’est-elle emparée de toi ? Je te sauverai, ne crains point : car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

 

Source : Dom Guéranger, L'Année liturgique, L'Avent.

 

Jérusalem, ou Sion, est la figure de l'Église.

 

14/01/2015

L'Enfant Jésus de Prague

La statuette de l’Enfant Jésus en cire, revêtue de tenues brodées par des fidèles en signe d’action de grâce, serait originaire d’Espagne. Apportée à Prague en 1620, elle a été offerte aux Carmélites.
Elle a servi de support à la dévotion envers l’enfance du Christ et a été accompagnée de nombreux faits miraculeux.
Une chapelle conçue pour abriter la statue a été inaugurée le 14 janvier 1644, fête du Saint Nom de Jésus et, malgré quelques silences, la dévotion s’est perpétuée jusqu’à nos jours.
Paul Claudel fut ambassadeur à Prague entre 1909 et 1911. C’est à cette occasion, qu’il écrivit ce très beau poème.

Il neige. Le grand monde est mort sans doute. C’est décembre. Pour+illsutrer+les+pri%C3%A8res+(1).jpg
Mais qu’il fait bon, mon Dieu, dans la petite chambre !
La cheminée emplie de charbons rougeoyants
Colore le plafond d’un reflet somnolent,
Et l’on n’entend que l’eau qui bout à petit bruit.
Là-haut sur l’étagère, au-dessus des deux lits,
Sous son globe de verre, couronne en tête,
L’une des mains tenant le monde, l’autre prête
À couvrir ces petits qui se confient à elle,
Tout aimable dans sa grande robe solennelle
Et magnifique sous cet énorme chapeau jaune,
L’Enfant Jésus de Prague règne et trône.
Il est tout seul devant le foyer qui l’éclaire
Comme l’hostie cachée au fond du sanctuaire,
L’Enfant-Dieu jusqu’au jour garde ses petits frères.
Inentendue comme le souffle qui s’exhale,
L’existence éternelle emplit la chambre, égale
À toutes ces pauvres choses innocentes et naïves !
Quand il est avec nous, nul mal ne nous arrive.
On peut dormir, Jésus, notre frère, est ici.
Il est à nous, et toutes ces bonnes choses aussi :
La poupée merveilleuse, et le cheval de bois,
Et le mouton sont là, dans ce coin tous les trois.
Et nous dormons, mais toutes ces bonnes choses sont à nous !
Les rideaux sont tirés… Là-bas, on ne sait où,
Dans la neige et la nuit sonne une espèce d’heure.
L’enfant dans son lit chaud comprend avec bonheur
Qu’il dort et que quelqu’un qui l’aime bien est là,
S’agite un peu, murmure vaguement, sort le bras,
Essaye de se réveiller et ne peut pas.

Paul Claudel.

> Source : Saint François Xavier à Paris

Claudel, P. Ecoute ma Fille. s.l, Gallimard. 1934. 9-10

> Sanctuaire de l'Enfant-Jésus de Prague à Bruxelles

> Sanctuaire de l'Enfant-Jésus de Prague à Horion-Hozémont (Belgique)

Autres poèmes de Paul Claudel publiés sur Espérance Nouvelle :

> Saint François Xavier

> Chant de L'épiphanie

06/01/2015

L'Epiphanie par Paul Claudel

En ce petit matin de l’An tout neuf, quand le givre sous les pieds est criant comme du cristal,
Et que la terre en brillant, future, apparaît dans son vêtement baptismal,
Jésus, fruit de l’ancien Désir, maintenant que Décembre est fini,
Se manifeste, qui commence, dans le rayonnement de l’Epiphanie.
Et l’attente pourtant fut longue, mais les deux autres avec Balthazar
A travers l’Asie et le démon cependant se sont mis en marche trop tard
Pour arriver avant la fin de ce temps qui précède Noël,
Et ce qui les entoure, c’est déjà le Six de l’Année nouvelle !
Voici l’étoile qui s’arrête, et Marie avec son Dieu entre les bras qui célèbre !
Il est trop tard maintenant pour savoir ce que c’est que les ténèbres !
Il n’y a plus qu’à ouvrir les yeux et regarder,
Car le Fils de Dieu avec nous, voici déjà le douzième jour qu’il est né !
Gaspard, Melchior et le troisième offrent les présents qu’ils ont apportés.
Et nous, regardons avec eux Jésus-Christ, en ce jour, qui nous est triplement manifesté.

Matthias_stom_the_adoration_of_the_magi.jpgLe mystère premier, c’est la proposition aux Rois qui sont en même temps les Sages.
Car, pour les pauvres, c’est trop simple, et nous voyons qu’autour de la Crèche le paysage
Tout d’abord avec force moutons ne comporte que des bonnes femmes et des bergers
Qui d’une voix confessent le Sauveur sans aucune espèce de difficulté.
Ils sont si pauvres, que cela change à peine le bon Dieu,
Et son Fils, quand il naît, se trouve comme chez Lui avec eux.
Mais avec les Savants et les Rois, c’est une bien autre affaire !
Il faut, pour en trouver jusqu’à trois, remuer toute la terre.
Encore est-il que ce ne sont pas les plus illustres ni les plus hauts,
Mais des espèces de magiciens pittoresques et de petits souverains coloniaux.
Et ce qu’il leur a fallu pour se mettre en mouvement, ce n’est pas une simple citation,
C’est une étoile du Ciel même qui dirige l’expédition,
Et qui se met en marche la première au mépris des Lois astronomiques
Spécialement insultées pour le plus grand labeur de l’Apologétique.
Quand une étoile qui est fixe depuis le commencement du monde se met à bouger,
Un roi, et je dirai même un savant, quelquefois peut consentir à se déranger.
C’est pourquoi Joseph et Marie un matin voient s’amener Gaspard, Melchior et Balthazar,
Qui, somme toute, venant de si loin, ne sont pas plus de douze jours en retard.
Mère de Dieu, favorablement accueillez ces personnes honnêtes
Qui ne doutent pas un seul moment de ce qu’elles ont vu au bout de leurs lunettes.
Et ce qu’ils vous apportent à grand labeur du fond de la Perse ou de l’Abyssinie,
Tout de même ce sont des présents de grand sens et de grand prix :
L’or (qu’on obtient aujourd’hui avec les broyeurs et le cyanure),
Et qui est l’étalon même de la Foi sans nulle fraude ni rognure ;
La myrrhe, arbuste rare dans le désert qu’il a fallu tant de peines pour préserver,
Dont le parfum sépulcral et amer est le symbole de la Charité ;
Et pincée de cendre immortelle soustraite à tant de bûchers,
L’unique once d’encens, c’est l’Espoir, que Melchior est venu vous apporter,
Au moyen de mille voitures et de deux cent quatre-vingts chameaux à la file,
Qui sans aucune exception ont passé par le trou d’une aiguille

La deuxième Epiphanie de Notre-Seigneur, c'est le jour de Son baptême dans le Jourdain.
vitrail-bapteme-Jesus-eglise-villiers.jpgL'eau devient un sacrement par la vertu du Verbe qui S'y joint.
Dieu nu entre aux fonts de ces eaux profondes où nous sommes ensevelis.
Comme elles Le font un avec nous, elles nous font Un avec Lui.
Jusqu'au dernier puits dans le désert, jusqu'au trou précaire dans le chemin,
Il n'est pas une goutte d'eau désormais qui ne suffise à faire un chrétien,
Et qui, communiquant en nous à ce qu'il y a de plus vital et de plus pur,
Intérieurement pour le Ciel ne féconde l'astre futur.
Comme nous n'avons point de trop dans le Ciel de ces gouffres illimités
Dont nous lisons que la Terre à la première ligne du Livre fut séparée,
Le Christ à son âge parfait entre au milieu de l'Humanité,
Comme un voyageur altéré à qui ne suffirait pas toute la mer.
Pas une goutte de l'Océan où il n'entre et qui ne Lui soit nécessaire.
« Viderunt te Aquœ, Domine », dit le Psaume. Nous Vous avons connu !
Et quand du milieu de nous de nouveau Vous émergez ivre et nu,
Votre dernière langueur avant que Vous ne soyez tout-à-fait mort,
Votre dernier cri sur la Croix est que Vous avez soif encore !
Et le troisième mystère précisément, c'est à ce repas de noces en Galilée,
(Car la première fois qu'on Vous voit, ce n'est pas en hôte, mais en invité),
Quand Vous changeâtes en vin, sur le mot à mi-voix de Votre Mère,
L'eau furtive récelée dans les dix urnes de pierre.
noces_de_cana_50.jpgLe marié baisse les yeux, il est pauvre, et la honte le consterne :
Ce n'est pas une boisson pour un repas de noces que de l'eau de citerne!
Telle qu'elle est au mois d'août, quand les réservoirs ne sont pas grands,
Toute pleine de saletés et d'insectes dégoûtants.
(Tels les sombres collégiens qui sablent comme du Champagne
Tout Ernest Havet liquéfié dans les fioles de la Saint-Charlemagne !)
Un mot de Dieu suffit à ces vendanges dans le secret,
Pour que notre eau croupie se change en un vin parfait.
Et le vin d'abord était plat, à la fin voici le meilleur !
C'est bien. Ce que nous avons reçu, nous Vous le rendrons tout-à-l'heure.
Et Vous direz si ce n'est pas le meilleur que nous avons réservé pour la fin,
Ce nectar sur une sale éponge, tout trempé de lie et de fiel,
Qu'un commissaire de police Vous offre pour faire du zèle !

L'Epiphanie du jour est passée et il ne nous reste plus que celle de la nuit,
Où l'on fait voir aux enfants les Mages qui redescendent vers leur pays,
Par un chemin différent, tous les trois en une ligne oblique.
C'est un grand ciel nu d'hiver avec tous ses astres et astérisques,
Un de ces ciels, blanc sur noir, comme il en fonctionne au dessus de la Chine du Nord et de la Sibérie,
Avec six mille étoiles de toutes leurs forces les plus grosses, qui palpitent et qui télégraphient !
Quel est parmi tant de soleils celui qu'un ange arracha comme une torche au hasard.
Pour éclairer le chemin où procèdent les trois Vieillards ?
On ne sait pas. La nuit est redevenue la même et tout brûle de toutes parts en silence.
Le livre illisible du Ciel jusqu'à la tranche est ouvert en son irrésistible évidence.
Salut, grande Nuit de la Foi, infaillible Cité astronomique !
C'est la Nuit, et non pas le brouillard, qui est la patrie d'un catholique,
Le brouillard qui aveugle et qui asphyxie, et qui entre par la bouche et les yeux et par tous les sens,
Où marchent sans savoir où ils sont l'incrédule et l'indifférent,
L'aveugle et l'indifférent dans le brouillard sans savoir où ils sont et qui ils sont,
Espèces d'animaux manques incapables du Oui et du Non !
Voici la nuit mieux que le jour qui nous documente sur la route
Avec tous ses repères à leur place et ses constellations une fois pour toutes,
Voici l'An tout nouveau, le même, qui se lève, avec ses millions d'yeux tout autour vers le point polaire,
Ton siège au milieu du Ciel, ô Marie, Étoile de la Mer !

Paul Claudel

Claudel, P. Ecoute ma Fille. s.l, Gallimard. 1934. 11-18.

Autre poème de Paul Claudel publiés sur Espérance Nouvelle :

> Saint François Xavier

> La conversion de Paul Claudel