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08/11/2013

Défendre la foi aujourd'hui ?

Lu sur PLACE DE L'ÉGLISE, le site de l'observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon.

Entretien avec Jean-Michel Castaing, auteur de 48 objections à la foi chrétienne et 48 réponses qui les réfutent (Salvator, 2013)

Pourquoi avoir écrit et publié ce livre ? A quel besoin répond-il ?

La théologie est une de mes passions. J'écris depuis longtemps maintenant. Ce désir d'écriture a rencontré celui de chercher Dieu, de le dire avec les mots de la Tradition de l'Eglise mais aussi avec les miens. Dieu a accepté que l'on parle de Lui avec notre langage. Lui-même en a usé ainsi dans la Révélation. Pourquoi se taire alors? Le baptême et la confirmation font de nous des missionnaires. Ma voie était tout indiquée. De plus j'aime la logique de Dieu, cette tension entre mystère, incompréhensibilité et raison. Dieu nous respecte. Il ne se mure pas dans un grand silence sidéral, mais prend le pari de dialoguer avec nous, comme le dit le premier paragraphe de la constitution dogmatique Dei Verbum du Concile Vatican II dont nous fêtons le cinquantenaire. Faire de la théologie est une façon de Lui répondre.

Ce livre est-il le fruit d'un travail d'équipe ? Comment a-t-il été élaboré ?

Ce livre n'est pas le fruit d'un travail d'équipe. J'ai désiré présenter les grands mystères de la foi sous une forme originale. A cette fin, j'ai repris certaines objections qu'on leur fait pour ensuite articuler les réponses dans un ordre qui en rend la lecture plus aisée.

Comment utiliser ce livre ? S'inscrit-il dans la tradition apologétique ?

La tradition apologétique se donnait pour but de « prouver » le bien-fondé de la foi, comme de l'existence de Dieu. Elle était une partie de la théologie fondamentale. Mon livre se situe en deçà, mais aussi au-delà, d'une telle démarche. « Prouver » à tout prix devient suspect dans nos sociétés actuelles, marquées par le relativisme, c'est à dire l'opinion selon laquelle toutes les croyances se valent. Je ne tiens pas à forcer la main à mon lecteur! Il existe une autre dimension dans l'apologétique: celle de la défense de la foi. Je me reconnais plus facilement dans une telle démarche. Cependant, je ne tiens pas à demeurer dans une posture défensive, qui deviendrait très vite contre-productive. Je ne pourfends  pas les hérésies tel un preux chevalier de la Tradition de l'Eglise. Je tente simplement de dire la foi en réfutant certains contresens qui courent à son sujet. Mais toujours avec le souci de la clarté, sans heurter les opinions de qui ne la partage pas.  Le livre se répartit en huit grandes parties, divisées en chapitres au nombre de quarante huit, traitant chacun une objection. Le lecteur n'est pas tenu à une lecture continue. Il se consulte comme un manuel. Par exemple, si une question sur la Trinité vous taraude, ou bien si un interlocuteur vous a désarçonné en vous objectant que c'est là un mystère à la fois incompréhensible et de surcroît totalement superflu pour le sens religieux, vous avez la ressource de vous rendre directement dans la partie consacrée au mystère trinitaire, sans avoir besoin de passer par les chapitres précédents.

La foi peut-elle être débattue ?Quelles sont aujourd'hui les grandes objections à la foi chrétienne ? Est-il possible de les réfuter rationnellement ?

La foi donnera toujours lieu à controverse. J'ai envie de dire, même si cela peut choquer: surtout la foi chrétienne! Pourquoi? Parce que notre religion n'est pas si évidente que cela! Prenez les trois mystères centraux du christianisme: la Trinité, l'Incarnation, la Rédemption. C'est assez ardu. Mettons- nous à la place d'un individu baptisé « ex-culturé », qui ne possède plus qu'un très vague souvenir de son catéchisme (à supposer qu'il l'ait suivi!). Un Dieu unique en trois Personne, Dieu qui se fait homme, un Messie crucifié: à une première lecture, cela dépasse allègrement l'entendement! Bien sûr, tout se tient dans notre foi. Ces trois mystères sont connexes. Encore faut-il le montrer! Ou le démontrer. Quant aux plus grandes objections à la foi chrétienne, elles ont trait peut-être à l'aspect « daté » de l'événement Jésus-Christ. Comment un homme qui a vécu il y a deux mille ans, dans un coin reculé de l'Empire romain, est-il en mesure de nous sauver aujourd'hui? Pourquoi sa mort a-t-elle tant d'importance, et décide-t-elle du destin éternel de toute l'humanité? Beaucoup de nos contemporains restent perplexes devant un tel mystère. D'où la tentation de ne garder de Jésus que son message, et de ne plus s’attacher à sa personne, considérée comme une simple donnée historique, voire un mythe! Et puis la nécessité d'une rédemption ne figure plus parmi les préoccupations essentielles de nos contemporains! Bien sûr, on peut réfuter ces objections rationnellement. Cela prend du temps. Car l'individu postmoderne n'a pas seulement perdu le sens de Dieu, mais aussi le sens de la pertinence de l'interrogation à son sujet. Un peu comme s'il nous retournait la question: « En quoi l'existence de Dieu me concernerait-elle? » Dans ce contexte, le mieux est d'en revenir à la question de l'homme. Qui est-il? Où va-t-il? Ici aussi le bât blesse sérieusement. Nous ne possédons plus en effet   de modèle anthropologique, de vérité sur l'homme, qui nous permettrait de nous comprendre, de nous connaître nous-mêmes. Défendre la foi passera donc par une re-découverte de ce qu'est l'homme, de sa nature. Ce qui le constitue, ce qu'il attend, ce qu'il espère, fût-ce inconsciemment. Jean-Paul II disait que le chemin de l'homme était le chemin de l'Eglise. On peut en dire autant de la foi, sans passer sous silence toutefois le fait que Dieu a pris l'initiative de se révéler le premier. Réfuter rationnellement les objections adressées à la foi consistera alors à montrer que la foi répond au désir profond des hommes. C'est flagrant avec l'Incarnation, où Dieu se fait si proche de l'homme : les postmodernes que nous sommes devraient être attirés par un Dieu si familier! Les objections naissent souvent d'une idée faussée de Dieu, qui le transforme en idole inhumaine. Plus simplement, il est possible de les réfuter rationnellement  tout simplement parce que Dieu est rationnel. Aussi déconcertant que se révèle parfois Son comportement envers nous, jamais Il ne cède pourtant à l'arbitraire. La tache de la théologie trouve là sa justification première.

Quelle place pour les questions de société, dites "sociétales" (bioéthique, "mariage pour tous"...) dans la "nouvelle évangélisation" ?

Cette question rejoint ce que je disais précédemment. La foi, en visant Dieu, concerne aussi l'homme parce qu’elle est notre foi. Nous ne serons crédibles sur les questions sociétales que si auparavant nous arrivons à articuler anthropologie et théologie. Dieu ne nous a pas créés sur un coup de tête. Nous portons en nos êtres le sceau de la Trinité. Il nous a crées en fonction de ce qu'Il est dans l'intimité de son Être. C'est pourquoi ce que l'on appelle « morale » n'est pas un faisceau d'interdits, de contraintes, mais au contraire des pistes qui nous mènent au bonheur, c'est à dire vers toujours plus de ressemblance avec l'Être qui est bienheureux en Lui-même. C'est ici que les questions sociétales croisent le chemin de la théologie, et donc de la nouvelle évangélisation. Si les chrétiens s'impliquent avec autant d'ardeur dans la défense des plus faibles: le foetus, l'embryon, les enfants, les personnes en fin de vie, c'est que l'être humain est appelé à partager la Vie infinie de l'Être infini. Aussi nous n'avons le droit d'exclure personne de cet appel. De plus, le Dieu Tri-unité, comme la vie de Jésus-Christ, nous montrent que le bonheur consiste dans le don, le partage, et je dirais même une certaine pauvreté. Tout le contraire de que tendent à promouvoir les nouvelles dispositions sociétales où l'individu se réduit à un ayant-droit, un consommateur. Les défis auxquels sera confrontée la nouvelle évangélisation nous obligeront à souligner toujours davantage la dimension théologale de nos existences. A condition de souligner dans le même temps que cette dimension n'est pas extrinsèque, étrangère, à notre quête de bonheur, mais qu'elle est la seule au contraire qui nous y conduit. Dieu, loin d'être un ajout superfétatoire, reste plus que jamais Celui qui nous rend à nous-mêmes, à notre liberté.  La théologie est le chemin de notre humanisation. Les questions sociétales sont l'occasion pour nous de le démontrer sur la place publique. Sans prétendre imposer notre foi, mais en signalant qu'elle nous fournit les bagages nécessaires pour déjouer les pièges de l'inhumain qui guette.

Propos recueillis par Falk van Gaver

18:52 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0)

07/11/2013

Retraite avec Mgr Wach à Bruxelles du 13 au 15 décembre

Retraite avec Mgr Wach

Du vendredi 13 (soir) au dimanche 15 (matin) décembre.

-à la maison Notre Dame de Chant d’Oiseau (Bruxelles)

Inscriptions en cours.

Frais de participation 95€

Contacter le Chn Hudson hudson@bicschool.be

Plus d'informations: église du Couvent Sainte-Anne à Boitsfort (Institute of Christ the King).

06/11/2013

Semaine de prière à Banneux du 9 au 14 décembre

Semaine de prière - Décembre

Date: 
9 Déc 2013 - 12:00 - 14 Déc 2013 - 14:00

Prier avec les Prophètes (avec le P. André)
Semaine de prière à Banneux

Plus d'informations: Communauté Maranatha.

05/11/2013

Préparer Noël en Famille, à Fichermont - 7 et 8 décembre

we_famille_2_dec_08_35.jpgDu samedi 7 (15h) au dimanche 8 (16h)

« Préparer Noël en famille »

Weekend pour les familles. Prière, enseignement pour les parents, ateliers pour les enfants, jeu scénique : pour se préparer à vivre Noël en famille.

Animé par la Communauté du Verbe de Vie.

S'inscrire

 

Plus d'informations: Communauté du Verbe de Vie à Fichermont.

Le cardinal Sarah dénonce un climat d'apostasie parmi les croyants

 

Le constat du Président du Conseil Pontifical Cor Unum à Trieste lors de la réunion des conférences épiscopales européennes (4 novembre)

Robert_Sarah.jpg« Même parmi les baptisés et les disciples du Christ, il y a aujourd'hui une sorte « d'apostasie silencieuse », un rejet de Dieu et de la foi chrétienne en politique, en économie, dans le domaine éthique et moral ainsi que dans la culture occidentale postmoderne. » Le cardinal Robert Sarah, Président du Conseil Pontifical Cor Unum, a fait ce constat à Trieste dans son intervention lors du premier jour de la réunion sur la charité, promue par les conférences épiscopales européennes.

« Involontairement- a dit le prélat – nous respirons à pleins poumons des doctrines qui vont à l'encontre des êtres humains et qui génèrent de nouvelles politiques qui ont un impact en érodant, en détruisant, en démolissant et en agressant gravement, de façon lente mais constante, par-dessus tout sur l'être humain, sur sa vie, sur sa famille, sur son travail et sur ses relations interpersonnelles. Nous n’avons même plus le temps de vivre, d'aimer, ni d'adorer. Voici un défi exceptionnel pour l'Eglise et pour la pastorale de la charité. L'Eglise, en effet - a-t-il insisté – pointe également les différentes formes de souffrance dont est victime la personne humaine. »

Selon le Cardinal Sarah « un humanisme sans Dieu, jumelé avec un subjectivisme exacerbé, idéologies qui sont aujourd'hui véhiculées par les médias et par le biais de groupes très influents et très puissants financièrement, se cachent sous les apparences de l’aide internationale et opèrent également dans l'environnement ecclésial ainsi que dans nos agences caritatives ».

Pour l'Eglise, par conséquent, a-t-il conclu, « les valeurs chrétiennes qui la guident et l'identité ecclésiale de l'activité caritative ne sont pas négociables ; elles doivent rejeter toute idéologie contraire à l'enseignement divin, rejeter catégoriquement tout soutien économique ou culturel qui imposerait des conditionnements idéologiques opposés à la vision chrétienne de l'homme ".

 

Source: Vatican Insider via Belgicatho pour la traduction française

 

04/11/2013

Parlez-vous le "Gender"? - Conférence à Bruxelles lundi 18 novembre 2013 à 19h30

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03/11/2013

Récollection à Fichermont - du 22 au 24 novembre - Avec Jésus, la paix

Olivier.pngDu vendredi 22 (18h) au dimanche 24 (16h)

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » Jn 14,33

Avec Jésus, la paix du coeur toujours.

Récollection en silence.

Animé par Olivier Belleil (Verbe de Vie).

S'inscrire



Plus d'informations: Communauté du Verbe de Vie à Fichermont.

02/11/2013

Veilleurs Debout à Bruxelles: nombreux contre l'euthanasie

Soirée faste apparemment ce mardi. Les Veilleurs Debout ont été nombreux (30 personnes!) à donner de leur temps et à s'engager pacifiquement pour affirmer leur opposition à l'élargissement de la loi sur l'euthanasie.
La présence de la RTBF et de la police sont le signe clair que notre mouvement ne reste pas sans écho. Espérons qu'il portera ses fruits!
Pour cela, n'hésitez pas à vous joindre à nous ces prochains dimanches (16h) et mardi (18h30).

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Euthanasie: à Bruxelles, les Veilleurs debout font face à la barbarie

Compte-rendu Jeunes pour la Vie.


Veilleurs Debout mardi à Bruxelles: un petit compte-rendu

Par BELGICATHO.

Une jeune "Veilleuse" rend compte de sa station devant le Parlement :

Un temps paisible et profond : c’est ce qu’ont vécu les Veilleurs Debout mardi soir (29/10) (comme ils le font deux fois par semaine depuis 4 semaines déjà) durant 90 minutes devant le Parlement pour signifier leur opposition à l’extension de la loi euthanasie aux mineurs et aux personnes atteintes de démence. 

Les journalistes et les policiers étaient sans nul doute intrigués.

« Pourquoi manifester ? »

« Nous ne manifestons pas, nous sommes debout veilleurs en silence. »

« Pourquoi maintenant alors qu’avant le vote de la loi, il n’y a pas vraiment eu de réactions ? »

« Un nouveau mouvement de pensée, une résistance à la Gandhi se fait jour et émane de nous, les jeunes. Nos parents n’ont pas su ou pu se mobiliser il y a 11 ans. Nous sommes aujourd’hui les futurs médecins, infirmiers, journalistes, hommes et femmes politiques de demain.  Or, nous voyons les brisures que produit l’euthanasie sur nos proches. Nous entendons et percevons la banalisation de ce geste irréparable. Alors, ensemble, nous réagissons enfin ! La réalité de ce que les générations précédentes ont laissé passer nous mobilise. Nous disons « trop is te veel ! » 

Un homme digne

Oui,ça existe encore. Un homme digne.

"Les mentalités changent ces temps-ci à cause des touristes.

Celui qui n’a même pas une pièce dans sa poche, on lui dit : « Si tu cours, je te paie », alors il court. « Si tu danses, je te paie », alors il danse. S’il reçoit de l’argent, tu crois vraiment qu’il ne va pas le faire ? Moi je préfère rester au fond de ma grotte plutôt que de danser pour de l’argent. Chacun a un cerveau pour réfléchir. Moi, c’est grâce à mon travail que je vis. Alors je ne ferai jamais des bêtises pareilles. Jamais je ne trahirai la mémoire de mes ancêtres pour gagner ma vie. Je ne le ferai jamais. Jamais."