Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/01/2017

Selon Pentin, le Pape François a demandé au Cardinal Burke d'extirper la franc-maçonnerie hors de l'Ordre de Malte

 

(EWTN / WDTPRS - Traduction : Espérance Nouvelle) Lors d'une rencontre entre le Pape François et le Cardinal Burke en novembre au sujet du scandale de l'implication de l'Ordre de Malte dans la distribution de préservatifs et de contraceptifs oraux en Afrique, le Saint-Père a ordonné au Cardinal Burke de "nettoyer" la franc-maçonnerie et de l'expulser de l'ordre. Le Saint-Père a donné cet ordre au Cardinal Burke en vertu de son rôle de cardinal patron des Chevaliers de Malte, auquel le Pontife l'avait nommé.

Le journaliste vaticaniste Edward Pentin a révélé les préoccupations du Pape François à propos de l'influence des francs-maçons sur les Chevaliers de Malte. Edward Pentin rapporte que le Pape François a été "profondément troublé" par les informations concernant la distribution par Malteser International de préservatifs et de contraceptifs oraux en Afrique de l'Est. La raison pour laquelle le Pape François a spécifiquement identifié la franc-maçonnerie comme un problème, dans sa réponse aux informations présentées par le Cardinal Burke lors de leur rencontre de novembre, n'est pas connue.

Le Pape François avait déjà critiqué auparavant l'influence destructive des franc-maçons et leur hostilité à l'égard de l'Église. Lors de son discours aux jeunes pendant sa visite apostolique à Turin le 21 juin 2015, le Saint-Père avait parlé de la "franc-maçonnerie", des "anticléricaux" et des "satanistes" :

"Le secret est de bien comprendre où l’on vit. Sur cette terre — et je l’ai dit aussi à la Famille salésienne — à la fin du XIXe siècle, les conditions les plus mauvaises pour la croissance de la jeunesse étaient rassemblées. C’était l’époque de la franc-maçonnerie, même l’Église ne pouvait rien faire, il y avait les anti-cléricaux, il y avait les satanistes... Ce fut l’une des périodes les plus terribles et l’un des lieux les plus terribles de l’histoire d’Italie. Mais vous, si voulez faire un beau devoir à la maison, allez voir combien de saints et combien de saintes sont nés à cette époque ! Pourquoi ? Parce qu’ils se sont aperçus qu’ils devaient aller à contre-courant de cette culture, de cette façon de vivre."

2017 marque le 300ème anniversaire de la fondation de la franc-maçonnerie avec l'établissement de la première Grande Loge à Londres. Il est important qu'à l'occasion de ce 300ème anniversaire, les catholiques prêtent attention aux avertissements du Pape François sur la continuelle et dangereuse influence de la franc-maçonnerie contre l'Église.

 

> Léon XIII : Encyclique Humanum Genus contre la franc-maçonnerie et ses doctrines

> Benoît XIV : Bulle Providas, interdisant à perpétuité toute fréquentation des sociétés de franc-maçons [italien]

> Benoît XIV : Bulle Providas, interdisant à perpétuité toute fréquentation des sociétés de franc-maçons [français]

 

Pourquoi le grand chancelier de l'Ordre souverain de Malte a-t-il été démis par le Grand-Maître ?

 

D'après le communiqué officiel du Grand-Maître de l'Ordre :

"Cette suspension est due à de graves problèmes ayant eu lieu pendant le mandat de Boeselager en tant que Grand Hospitalier de l’Ordre de Malte, et à l’occultation consécutive de ces problèmes au Grand Magistère, comme démontré dans un rapport commandité par le Grand Maître l’an dernier."

 

D'après différentes sources de presse :

(cath.ch) Le grand maître de l’Ordre souverain de Malte, Fra’Matthew Festing fait valoir “de graves problèmes” à l’époque où Albrecht von Boeselager était grand hospitalier, c’est-à-dire responsable des questions humanitaires d’un Ordre qui agit dans plus de 120 pays. Selon l’hebdomadaire britannique The Tablet, on lui reprocherait la distribution de préservatifs à des malades du sida en Afrique.

(RTBF) Officiellement, l'Allemand Albrecht von Boeselager, grand chancelier de l'Ordre de Malte depuis 2014 -équivalent au ministre de l'Intérieur et des Affaires étrangères-, a été démis de ses fonctions pour de "graves problèmes". Selon plusieurs médias, dont l'hebdomadaire britannique catholique The Tablet, il avait distribué dans le passé des préservatifs à des malades du sida en Afrique lorsqu'il était ministre de la Santé et de la Coopération internationale de l'Ordre de Malte.

(Corrispondenza Romana/Benoît-et-moi/Rorate Caeli) Après la sortie au grand jour du fait que von Boeselager, pendant la période où il était le Grand Hospitalier de l'Ordre, avait abusé de son pouvoir, promouvant la distribution de dizaines de milliers de préservatifs et de contraceptifs, y compris abortifs (comme l'indiquent les rapports relatifs au programme des Nations Unies contre le VIH en Birmanie), le Grand Maître Matthew Festing est intervenu pour mettre fin au scandale et a demandé à Boeselager de démissionner.

(Catholic Herald) The order’s grand chancellor, Albrecht von Boeselager, was forcibly ousted earlier this month after the Order of Malta said “an extremely grave and untenable situation” came to light. Italian daily Il Messaggero said the scandal concerned von Boeselager’s tenure as health minister and claims that he didn’t prevent the order’s workers in Africa from distributing condoms. The order has not provided details, but said the scandal involved von Boeselager’s tenure as health minister and said he had concealed the problems until an internal investigation uncovered them last year.

(National Catholic Register)

Condoms Distributed

The reasons for Boeselager’s dismissal primarily date back to when he was grand hospitaller from 1989 to 2014 and in charge of Malteser International, the Knights’ large humanitarian aid agency located in 24 countries. During his tenure, the organization is documented to have distributed thousands of condoms and oral contraceptives, mainly but not exclusively to help prevent prostitutes in the Far East and Africa from contracting HIV/AIDS. (...)

At the end of 2014, the grand master became aware of the issue; and in May of 2015, Fra’ Festing appointed a three-person commission to find out what happened. The commission produced its findings in January 2016; the issue of contraceptive distribution has been further catalogued more recently by the Lepanto Institute, showing that thousands of contraceptives were issued from 2005 to 2012. (...)

Boeselager Responds

(...) On the contraceptive issue, the former grand chancellor said the distribution of condoms in Myanmar to prevent the spread of AIDS was “initiated at a local level” and “without the knowledge” of Malteser International headquarters. As soon as the order learned of the condom distribution, two of the projects were immediately halted. A third continued, he said, because an abrupt end to the project would have deprived a poor region of Myanmar of all basic medical services. That project eventually ended after the Congregation for the Doctrine of the Faith intervened.

Boeselager said that he has always stressed “most clearly” that he feels “bound by the teachings of the Church” and that to “contrive an accusation” that he did not acknowledge the Church’s teaching on sexuality and the family, based on the events in Myanmar, was “absurd.”

However, an Austrian component of Malteser International continues to advocate condom use to prevent HIV infection on its website, even though the Church teaches the use of contraceptives is “gravely immoral” in any circumstances.

Hopes that the contraceptive scandal would be addressed came on Nov. 10, when Cardinal Burke was received in private audience by Pope Francis. (...) The concern was followed up by a December 1 letter to Cardinal Burke, in which the Register has learned that the Holy Father underlined the cardinal’s constitutional duty to promote the spiritual interests of the order and remove any affiliation with groups or practices that run contrary to the moral law.

The Holy Father did not explicitly ask in the letter that Boeselager be dismissed, and, contrary to reports, Cardinal Burke has insisted that he would never have told Boeselager that the Pope had specifically asked for his dismissal. Rather, inside sources are at pains to point out that the Knights’ leadership could not see how the matter could be otherwise rectified, when great scandal was involved and no one was taking responsibility for it.

> Read more

(La Stampa) In an email to friends, however, Boeselager claims he was accused of being “a liberal Catholic unwilling to accept the teaching of the Church” something he described as “untrue and unjust”. Sources inside the order say his dismissal was over a row about condoms being distributed in Africa while Boeselager was in charge of the order’s charitable work.  “I have given my life to the Order, and through this to the Church, and I have always clearly affirmed that I am faithful to the Church and its teaching,” Boeselager wrote in an email. 

(Catholic News Agency) “The reasons for the dismissal are confidential,” but they are “more complex” than reducing it to just the contraception incident, Eugenio Ajroldi di Robbiate, Communications Director for the Knights of Malta, told CNA Jan. 12. Problems initially arose when it was learned that the Order's charity branch, under Boeselager’s watch, had inadvertently been involved in distributing condoms in Burma to prevent HIV.

However, Robbiate said Boeselager wasn’t initially aware that condoms were being distributed as part of the project, and when he found out “he immediately stopped all the programs.” So while the incident was indeed a factor in why the Grand Chancellor was asked to resign, Robbiate stressed that issue is “poorly reported” by many news agencies, since the full picture, while remaining confidential, is “much more complex than just the point on contraception". Robbiate also confirmed that while Boeselager had been asked to resign, his refusal twice to comply with the request is what actually led to his eventual dismissal, since by refusing he broke the vow of obedience he had made as a Second Class member of the Order.

(Lepanto Institute) The Lepanto Institute had conducted its own investigation of Malteser International, finding that as early as 2005 Malteser had distributed condoms and oral contraceptives, and even now is promoting the use of condoms on its own website. (...) In brief, what follows are a few of the most pertinent facts.

> Read more

 

11/01/2017

Quinzième anniversaire de la mort du P. José María Alba, apôtre de la jeunesse

 

 

Le 11 janvier 2002 est décédé le père José María Alba Cereceda, né à Vargas (Santander) en 1924, mais qui vécut à Barcelone dès le premier mois de sa vie. Jésuite, il fut ordonné prêtre en 1958 et depuis lors, mû par la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, il a fondé d'innombrables initiatives contemplatives et d'apostolat, comme en 1969 l'Union Séculière Saint Antoine Marie Claret et en 1984 le Collège du Coeur Immaculé de Marie à Sentmenat, ainsi qu'un institut religieux de prêtres, la Société Missionnaire du Christ Roi. Toute sa vie, il s'est consacré à la formation chrétienne des enfants et des jeunes, et à travers son apostolat ont surgi plus d'une centaine de vocations sacerdotales et religieuses. Le président des Jeunes de Saint Joseph (Jóvenes San José), Marcos Vera, présente dans cette vidéo réalisée par l'agence Tekton quelques aspects essentiels de sa vie.

El 11 de enero de 2002 falleció el padre José María Alba Cereceda, nacido en Vargas (Santander) en 1924 pero que vivió en Barcelona desde el primer mes de su vida. Jesuita, fue ordenado sacerdote en 1958 y desde entonces, impulsado por la devoción al Sagrado Corazón de Jesús, fundó innumerables iniciativas contemplativas y de apostolado, como en 1969 la Unión Seglar San Antonio María Claret y en 1984 el Colegio Corazón Inmaculado de María en Sentmenat, o también un instituto religioso para sacerdotes, la Sociedad Misionera de Cristo Rey. Toda su vida se entregó a la formación cristiana de niños y jóvenes, y de su lado han salido más de un centenar de vocaciones sacerdotales y religiosas. El presidente de los Jóvenes San José, Marcos Vera, presenta en este vídeo de la agencia Tekton algunos aspectos esenciales de su vida.

 

Sources : Religión en Libertad, Adelante la Fe. Traduction française : Espérance Nouvelle.

 

03/01/2017

Festina Lente : se hâter lentement

 

 

02/01/2017

Du Livre de la Genèse à Amoris Laetitia : une compilation chronologique de sources et de documents sur le mariage, l'adultère, et la Sainte Communion, avec quelques autres documents pertinents

Eugène_Siberdt_-_The_Prophet_Nathan_rebukes_King_David.jpeg

Eugène Siberdt (1866-1931), Le Prophète Nathan réprimande le Roi David, détail.

Monsieur Andrew Guernsey a mis en ligne un document que Rorate Caeli propose à ses lecteurs, dans lequel sont rassemblés à la manière du Denzinger les sources et les documents de l'enseignement et de la discipline pérennes de l'Église sur le "remariage" et la question de l'accès à la Communion des adultères publics. C'est une compilation qui reprend les principales déclarations sur le sujet depuis l'aube de l'humanité jusqu'à notre époque.

Le document commence avec l'Ancien Testament, puis le Nouveau Testament, et continue ensuite chronologiquement avec les Pères de l'Église, les papes, les martyrs, les conciles, sur lesquels l'Église fonde sa doctrine immuable sur l'indissolubilité du mariage et sa norme pérenne d'exclusion des adultères de la Sainte Communion et du Sacrement de Pénitence, s'ils ne vivent pas en parfaite continence. Après l'Histoire de l'Église, le document répertorie aussi une chronologie d'interviews, d'homélies, et d'autres documents du pontificat du Pape François.

Pour consulter le document reprenant cette compilation chronologique de sources, cliquez sur l'image ci-dessous :

Plan_Guernsay.png

 

D'autre part, une présentation en vis-à-vis de Familiaris Consortio et Amoris Laetitia sur les points dont l'interprétation fait débat est proposée par Infocatho dans un tableau synthétique réalisé par l'un de ses lecteurs. Ce tableau peut être consulté en cliquant sur l'image ci-dessous :

Tableau_Infocatho.png

Autres documents pertinents :

> Encyclique Veritatis Splendor (6 août 1993) : n. 56, 79, 81  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Familiaris Consortio (22 novembre 1981) : n. 84
[Anglais, Espagnol, Français, Italien, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis (22 février 2007) : n. 29
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Néerlandais, Polonais, Portugais]

> Déclaration sur la communion pour les personnes divorcées et remariées (24 juin 2000)  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

> Mgr Tarcisio Bertone (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) : À propos de la réception des documents du Magistère et du désaccord public

> Cardinal Joseph Ratzinger (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) : Sur une application souple de l'indissolubilité du mariage

> Cardinal Joseph Ratzinger (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) : À propos de quelques objections à la doctrine de l'Église concernant la réception de la Communion eucharistique de la part des fidèles divorcés remariés

 

Amoris Laetitia : Les 'dubia' des quatre cardinaux sont légitimes d'après le Cardinal Martino

Renato_Raffaele_Martino.jpeg

(Infocatho) Amoris laetitia ne sera décidément pas passé inaperçu. Après les suppliques, les dubia, les disputatio entre théologiens, demeure le silence du Sait-Père. Mais le pape n’aime pas les déclarations qui rigidifient. C’est ainsi en tout cas que son entourage justifie le silence du Souverain Pontife. Or les dubia, par nature, appellent des réponses claires et sans ambiguïté.

Dernier petit rebondissement, le Cardinal Martino juge les dubia légitimes et estime qu’il serait juste que le pape y réponde. C’est ce qu’il a dit au journal italien La Fede Quotidianaqui l’interrogeait à ce sujet.

 « Je n’y vois rien de mal. Il est légitime en matière de doctrine d’adresser au Pape une opinion et c’est juste aussi qu’il y réponde » 

(Cath.ch/I.MEDIA) Le cardinal Renato Martino, ancien président du Conseil pontifical Justice et Paix, a expliqué qu’il ne voyait rien de mal aux dubia des quatre cardinaux concernant l’exhortation apostolique Amoris laetitia.

(Chiesa) Il y a le cardinal Renato Raffaele Martino, président émérite du conseil pontifical Justice et paix, qui a déclaré, lors d’une interview accordée le 16 décembre à "La Fede Quotidiana", qu’il est "licite de faire parvenir au pape une opinion en matière de doctrine et que c’est également une bonne chose qu’il y ait une réponse", en particulier parce que ce "cas par cas" dont parle "Amoris lætitia" peut effectivement "se prêter à des interprétations douteuses" :

> Martino: "Leciti i 'dubia' su 'Amoris laetitia', giusto che il papa risponda"

(Riposte catholique) L’hebdomadaire catholique étatsunien The Wanderer a signalé, dans sa livraison du 17 décembre, l’entretien accordé la veille par le cardinal Renato Martino, ancien président du Conseil pontifical Justice et Paix, au site italien La Fede Quotidiana. Interrogé sur ce qu’il pensait des dubia des quatre cardinaux, il a répondu : « Je n’y vois rien de mal. Il est légitime en matière de doctrine d’adresser au Pape une opinion et c’est juste aussi qu’il y réponde » (« Che non ci vedo nulla di male. E’ lecito in tema di dottrina rivolgere al Papa un parere ed è anche giusto rispondere »).

 

> LifeSiteNews : Italian cardinal defends four Cardinals: It would be ‘just’ for pope to respond

> OnePeterFive : Cardinal Martino Speaks Out in Support of the Dubia

> National Catholic Register : Cardinal Martino Defends the ‘Dubia’

> La Fede Quotidiana : Il cardinale Martino: “Leciti i dubia sulla Amoris Laetitia, giusto che il Papa risponda”

 

Aucun piège dans les 'dubia' : voici les cinq mots qui dissiperaient la confusion autour d'Amoris Laetitia

2167713677.jpeg

« Or il se fit un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la barque, en sorte que déjà la barque se remplissait. Lui était à la poupe, dormant la tête sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : « Maître, n’avez-vous point de souci que nous périssions ? » S’étant réveillé, il commanda avec force au vent et dit à la mer : « Tais-toi ! Silence ! » Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous ainsi peureux ? Comment n’avez-vous pas de foi ? » Et ils furent saisis d’une grande crainte, et ils se disaient les uns aux autres : « Qui donc est celui-ci, que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Évangile selon Saint Marc 4, 37-41)

Comme souvent dans le Nouveau Testament, la parole est brève, la scène est laconique.  Mais en regardant le texte de plus près on remarque qu'au moins quatre des Apôtres - Simon Pierre, André, Jacques et Jean - étaient des pêcheurs expérimentés, qui passaient leur vie sur  l'eau. La tempête a dû être extrêmement violente pour les avoir tant terrifiés. Ils se tournent vers Notre-Seigneur et Le trouvent en train de dormir, et ils en sont quelque peu mécontents. Lorsqu'ils qu'ils Le réveillent avec leur préoccupation de désastre imminent, Il se tourne et avec trois mots – « Tais-toi ! Silence! » – , Il calme la tempête.

Quand on en vient à la crise créée dans l'Église — la bataille croissante sur le mariage, le divorce, le remariage, les sacrements pour ceux qui sont dans une situation objective de péché grave, et la question de l'existence du péché objectif lui-même —  notre Saint-Père, comme le Christ qu'il a le devoir de servir, a à sa disposition cinq mots simples qui feraient tomber la tempête :

« Non. Oui. Oui. Oui. Oui. »

Ce sont les seules réponses qu'un catholique puisse donner aux dubia. Il n'y a pas d'autres options. Pas d'exceptions, pas de discernement pastoral qui y échappe. Pas besoin de verbosité ou de plus de nuances. Pourquoi ?

Reformulées d'une façon simple et sommaire, les dubia s'énoncent essentiellement comme ceci :

  • Les divorcés-remariés qui sont toujours engagés dans une relation sexuelle peuvent-ils recevoir l'absolution et la communion sans changement de vie ?
  • Les normes morales absolues existent-elles toujours ?
  • Le péché grave objectif existe-t-il toujours ?
  • L'enseignement selon lequel quelles que soient les circonstances qui puissent amoindrir la culpabilité d'une personne, ces circonstances ne peuvent pas changer un acte intrinsèquement mauvais en un acte subjectivement bon, est-il toujours valide ?
  • L'enseignement de l'Église selon lequel le recours à la conscience n'autorise pas à se soustraire aux normes morales absolues, est-il toujours valide ?

Ces cinq questions sont simples, leurs réponses évidentes. Le Pape François peut faire tomber la tempête par ces cinq mots : « Non. Oui. Oui. Oui. Oui. »

[Prions pour qu'il ait le courage, la bonté et la sollicitude pastorale de les prononcer, de les publier et de les confirmer.]

 

D'après Steve Skojec pour OnePeterFive. Traduction abrégée par Espérance Nouvelle.

 

 

> Encyclique Veritatis Splendor (6 août 1993) : n. 56, 79, 81  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Familiaris Consortio (22 novembre 1981) : n. 84
[Anglais, Espagnol, Français, Italien, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis (22 février 2007) : n. 29
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Néerlandais, Polonais, Portugais]

> Déclaration sur la communion pour les personnes divorcées et remariées (24 juin 2000)  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

> À propos de la réception des documents du Magistère et du désaccord public

 

Illustration : Radio Vatican

 

Rappel : les 5 questions ('dubia') des 4 cardinaux au Pape François sur la morale, les sacrements, et la signification d'Amoris Laetitia

Four-Cardinals.jpeg

La démarche des cardinaux Caffara, Burke, Brandmüller et Meisner de soumettre au Pape cinq questions sur la morale et les sacrements, en rapport avec certains passages d'Amoris Laetitia qui font l'objet d'interprétations divergentes de la part des évêques, des prêtres et des fidèles dans le monde, a suscité des réactions diverses. Mais quelles sont exactement les questions posées par ces quatre cardinaux ? Les voici.

 

1.    Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84 et réaffirmées ensuite par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre "more uxorio" ?

2.    Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

3.    Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

4.    Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ?

5.    Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

 

Pour rappel, la démarche des quatre cardinaux consistait formellement à poser des questions au Pape sur Amoris Laetitia et son interprétation correcte, cinq questions précisément. C'est ce qu'ont clairement rappelé les quatre cardinaux dans une note explicative publiée en même temps que les cinq questions :

"Les 'dubia' (mot latin signifiant : 'doutes') sont des questions formelles posées au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et qui demandent des éclaircissements à propos de sujets particuliers concernant la doctrine ou la pratique. La particularité de ces questions est qu’elles sont formulées de telle sorte qu’elles demandent comme réponse un "oui" ou un "non", sans argumentation théologique. Cette manière de s'adresser au Siège Apostolique n’est pas une invention de notre part ; c’est une pratique séculaire."

 

La procédure des "dubia" envoyés au Saint-Siège, telle que les quatre cardinaux l'ont appliquée, fait en effet partie de la vie normale de l'Église. On peut le constater en consultant les documents officiels du Saint-Siège qui répondent à des question du même type formulées selon la même procédure, par exemple les documents suivants : 

Réponses aux doutes sur l’interprétation du Décret «Ecclesiae Pastorum» (Responsa ad proposita dubia de interpretatione decreti «Ecclesiae Pastorum»), 7 juillet 1983 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienPolonaisPortugais] ; 

Réponse au doute quant à la validité du baptême conféré par «L'Eglise de Jésus-Christ des Saints du dernier Jour», dite «Mormons» (Responsum ad propositum dubium de validitate baptismatis apud communitatem «The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints»), 5 juin 2001 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienLatinPolonaisPortugais] ; 

Réponses aux questions sur les formules de validité du baptême (Responsa ad proposita dubia de validitate baptismatis), 1er février 2008 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienLatinPolonaisPortugaisTchèque] ; 

Réponses à des doutes soulevés sur l'«isolement de l'utérus» et à d'autres questions (Responsa ad proposita dubia circa «interclusionem uteri» et alias quaestiones)31 juillet 1993 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienPolonaisPortugais] ; 

Réponse à un doute sur la doctrine de la Lettre Apostolique “Ordinatio Sacerdotalis (Responsum ad dubium circa doctrinam in Epist. Ap.“Ordinatio Sacerdotalis” traditam), 28 octobre 1995 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienLatinPolonaisPortugais].

 

Illustration : Crisis Magazine

 

L’amitié sans faille, terreau de l’évangélisation

 

Les cloches sonneront-elles encore demain ? C’est notre défi qui relève de l’urgence.
C’est ainsi que je terminai un récent billet  en reprenant le titre du dernier livre de Philippe de Villiers. Ce défi concerne bien évidemment le pape et les évêques, mais aussi et d’abord nos petites communautés, là où nous sommes acteurs.

Le pape Benoît XVI dans son livre Le sel de la Terre nous dit :

« L’Église prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Église des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre. »

Cette vision prophétique de maintenir « des îlots, des oasis » où l’on peut dire de ceux qui y vivent « voyez comme ils s’aiment, ce sont des chrétiens » est à notre portée. Le prix à payer en est modeste, et grâce à notre bonne entente l’Esprit Saint se chargera seul de l’évangélisation à notre entour.

Nous autres catholiques, sommes coincés entre la République et l’Islam. (...) Il y a le feu à la baraque et nous n’avons vraiment plus les moyens à nous entre-déchirer en conflits divers et variés comme des enfants gâtés. Garder ses convictions sans manquer à la charité, qu’elles soient politiques, liturgiques (!) ou autres est bien sûr possible.

C’est sur l’amour que nous serons jugés, sur terre et… au Ciel !

François Charbonnier
10/12/2016

évangélisation, nouvelle évangélisation, combat culturel, Benoît XVI, Pape Benoît XVI

« Sous l’égide de la Vierge qui écrase le dragon, les chrétiens qui prient véritablement et qui s’aiment dans le Christ se donneront la main, comme des frères, par-dessus les flots déchaînés d’un monde qui a renié Dieu et qui est en train de détruire l’homme. Unis par la prière et l’amitié, aussi contrecarrés soient-ils par la pression générale, ils arriveront à maintenir ou à reconstituer une sorte de milieu temporel vraiment civilisé, suffisant pour permettre aux âmes de bonne volonté de ne pas aller à la dérive et se perdre sans retour mais de rester fermes et vivantes, de poursuivre leur chant intérieur, de célébrer sans cesse l’amour et la beauté de Dieu à travers les épreuves de l’exil », prophétise admirablement le Père Calmel.
« L’Église prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Église des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre. »

Joseph Cardinal Ratzinger - Le sel de la Terre

 

Source : Saint Michel de Rolleboise

 

01/01/2017

Résister à la déchristianisation : le Cardinal Sarah sur Radio Notre-Dame

 

"Le Christ nous demande tout le temps : si tu veux, suis-moi… Que nous acceptions de suivre le Christ, mais sans modifier son évangile, sans compromission. Beaucoup de gens l’ont suivi, et l’ont suivi jusqu’à la mort. Il y a des chrétiens, aujourd’hui, qui Le suivent en mourant : en Afrique, au Moyen Orient… Même à Paris il y a des gens qui sont persécutés : lorsqu’on détruit notre foi chrétienne, lorsqu’on détruit nos familles, lorsqu’on détruit nos valeurs, il y en a qui résistent ! Et vous, vous avez résisté longtemps, plusieurs fois en France."

Cardinal Robert Sarah sur Radio Notre-Dame, le 14 décembre 2016

 

cardinal-sarah-la-force-du-silence.jpeg« La force du silence : contre la dictature du bruit ». Ce livre a peut-être fait partie des cadeaux reçus ou offerts à Noël cette année. Lors de sa venue en France, le Cardinal Sarah en a fait la présentation au micro de Radio Notre-Dame, évoquant tour à tour la nécessité du silence, celle de retrouver le sens de la messe, son regard sur l’Occident, la délicate gestion de son dicastère, et le message qu’il nous adresse pour Noël.

Infocatho a retranscrit l’essentiel de son entretien.

 

Éminence, pourquoi est-ce si difficile, au fond, de de trouver le silence, peut-être de chercher le silence ?

Parce que nous vivons dans une ambiance de bruit, dans une ambiance où l’homme a du mal à rester silencieux, parce que probablement nous avons peur de nous rencontrer nous-mêmes, de nous voir tels que nous sommes, nous avons aussi peur de rencontrer les autres. Alors on fait beaucoup de bruit ! Et pourtant le silence est vital ; parce que si vous voulez vous reposer par exemple, vous avez besoin de silence autour de vous, si vous voulez lire quelque chose d’intéressant, vous avez besoin de silence, vous voulez écouter une musique, vous voulez parler dans l’intimité…. Le silence est vital, sans silence l’homme ne peut pas vivre.

Pourquoi la « dictature du bruit » comme terme ?

Parce que, effectivement, nous vivons une vraie dictature : vous avez constamment la télévision, constamment la radio, constamment les machines, constamment les gens qui écoutent de la musique, comme si on ne veut pas nous laisser vraiment à nous-mêmes, comme si l’on veut nous sortir de nous-même, par force. C’est donc vraiment une dictature, et il est difficile de se soustraire à cette dictature.

> Lire la suite

 

 

Écouter l'émission du 14 décembre 2016 sur le site de Radio Notre-Dame :

Capture d’écran 2017-01-01 à 22.26.22.png