Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/12/2016

L'Histoire du Salut : joies et douleurs

 

 

TRANSCRIPT

We'd first like to say we hope you are having a holy, happy, blessed Christmas — and yes, it is, of course, still Christmas.

Christmas joy cannot be contained to one 24-hour period; it spills over for eight days, which comprise what the Church teaches us is actually one very long celebration. See how much atheists and protestants miss out on? Who says Catholics are dull and serious?

> Read more

 

08/12/2016

Et à la fin le Sauveur revient, sa Mère triomphe, la victoire est totale

The best game ever...

23/11/2016

Éveilleurs d’Espérance : « Notre contre-action culturelle est inséparable d’une contre-action militante et politique »

éveilleurs, éveilleurs d'espérance

Benoit Sevillia est le président des Éveilleurs d’Espérance. Il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & Le Noir.

R&N : Lancées en octobre 2015 à Versailles, les conférences d’ÉVeilleurs d’Espérance sont un succès. Qu’est-ce qui vous a conduit à créer cette association ?

Benoit Sevillia : Nous avons à l’origine lancé le mouvement des veilleurs à Versailles, que nous avons co-animé avec Pierre Nicolas. Nous avions notre spécificité par rapport au mouvement des veilleurs, qui a clairement participé au succès de nos veillées, l’invitation de grands témoins qui venaient nous entretenir d’un sujet dont ils ont une connaissance particulière.

> Lire la suite

 

20/05/2016

Grâce unique, c'est de nous qu'il dépend que la Parole éternelle retentisse ou ne retentisse pas

Nous qui ne sommes rien, qui ne durons pas,Ste Jeanne d'ARc.jpg
Qui ne durons autant dire rien
(Sur terre)
C'est insensé, c'est encore nous qui sommes chargées de conserver et de nourrir éternelles
Sur terre,
Les paroles dites, la parole de Dieu.

Mystère, danger, bonheur, malheur, grâce de Dieu, choix unique,
responsabilité effrayante, misère, grandeur de notre vie,
nous créatures éphémères c'est à dire qui ne passons qu'un jour.
qui ne durons qu'un jour,
pauvres femmes viagères qui travaillons comme des mercenaires,
qui ne s'arrêtent dans un pays que pour faire la moisson seulement ou la vendange,
qui s'embauchent pour une paye pour quinze jour trois semaines seulement,
et qui aussitôt après repartent par la route,
sur le chemin,
tournent au coin des peupliers,
nous simples voyageurs, pauvres voyageurs, fragiles voyageurs,
voyageurs précaires,
chemineaux éternels,
qui entrons dans la vie et aussitôt qui sortons,
comme des chemineaux entrent dans une ferme pour un repas seulement,
pour une miche de pain et pour un verre de vin,
nous débiles, nous fragiles, nous précaires, nous indignes, nous infirmes,
nous autres bergères, nous légères, nous passagères, nous viagères,
(mais non pas, nullement étrangères,)
grâce unique, (risque de quelle disgrâce ?)
Fragiles c'est de nous qu'il dépend que la parole éternelle
Retentisse ou ne retentisse pas.

Dans des cœurs charnels, voilà, mon enfant, ce que les anges ne connaissent pas,
Autrement que par ouï-dire,
Mais eux-mêmes ils ne l'ont pas éprouvé,
Dans des cœurs charnels, dans des cœurs précaires, dans des cœurs viagers,
Dans des cœurs qui se brisent
Une parole est conservée, est nourrie
Qui ne se brisera éternellement pas.
Dans des cœurs fragiles une parole qui se retrouvera toujours.

C'est pour cela, mon enfant, pour cela même,
(Tu t'y reconnais, tu t'y retrouves,)
C'est pour cela qu'il faut que France, que chrétienté continue :
Pour que la parole éternelle ne retombe pas morte dans un silence,
Dans un vide charnel.

C'est donc pour cela même,
(Nous y revenons, mon enfant, tu reconnais le chemin,)
C'est précisément pour cela,
C'est pour cela même, c'est juste pour cela,
Que rien de tout cela,
Et même rien de tout,
(Ainsi, en cela, par cela, par le jeu de cela,)
Que absolument rien de tout
Ne tient que par la jeune
Espérance,
Par celle qui recommence toujours et qui promet toujours,
Qui garantit tout.
Qui garantit demain à aujourd'hui et ce soir et ce midi à ce matin,
Et la vie à la vie et l'éternité même au temps.

 

Extrait de : Péguy, Ch. Le porche du mystère de la deuxième vertu. Paris. Gallimard. s.d. 127-130

29/07/2015

Un appel à la vie intérieure

Conférence prononcée au Grand Séminaire de Montréal par Dom Gérard Calvet, o.s.b., de l'abbaye Sainte Madeleine du Barroux (11 mars 1999).

dom gérard, dom gérard calvet, vie intérieure, prière, oraison, spiritualité, abbaye du barrouxPourquoi parler de la vie intérieure? Parce que, de plus en plus, nous nous apercevons que c'est la vie cachée, intérieure, qui ne se voit pas aux yeux des hommes, c'est elle qui opère le déclenchement des grands événements de ce monde.

Jésus-Christ a passé trente ans de vie cachée et personne ne savait qui il était, ce qu'il faisait. Pendant ce temps, il n'a pas prêché, il n'a pas missionné, il vivait en présence de son Père, il priait, il travaillait dans l'ombre de la face de Dieu. L'essentiel de notre vie, c'est d'être une braise sous la cendre; mais l'on sait que la braise, lorsqu'elle chauffe, est capable de faire un incendie.

Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus, la grande petite sainte est morte à vingt-quatre ans sans être sortie de son Carmel et elle a été décrétée " docteur de l'Église " et patronne des missions de l'Église universelle. Pourquoi ? Pour quelle raison les Papes ont-ils voulu cela, sinon précisément parce qu'elle a permis, par la force de sa profonde vie intérieure, faite de prière et d'intercession, d'être comme François Xavier mais d'une autre façon, la patronne des missions.

Une anecdote peut vous faire saisir quelque chose de son mystère. Parmi les moines de Montserrat, au temps de la guerre d'Espagne en 1936, les Rouges sont montés à l'assaut du monastère, ils ont enfermé les moines et il y en avait deux, chacun dans un cachot séparé et on leur portait leur pitance chaque jour. Les gardiens révélèrent plus tard un fait curieux : dans une cellule, le moine chantait, paraissait heureux, le visage ouvert; pourtant son sort semblait compromis pour toujours. Dans l'autre cellule, silence de mort, le moine non seulement ne chantait pas, mais paraissait profondément déprimé et contrarié. Or, ces deux moines bénédictins menaient depuis des années la même vie, selon la même règle, les mêmes travaux quotidiens, les mêmes observances, les mêmes prières. D'où vient que l'un faisait face à l'épreuve avec joie et que l'autre était accablé ?

Vous l'avez deviné. La vie intérieure, c'est quelque chose de tellement secret, de tellement profond qu'elle ne se découvre que dans des cas exceptionnels, quand l'heure de vérité a sonné. On touche là à quelque chose de beaucoup plus mystérieux qu'un simple élan d'enthousiasme au sens moderne du mot. Il y a une douce influence de la vertu de foi dans l'âme qui transforme la vie, qui donne une sérénité, une paix, un équilibre, une force d'âme, une piété douce et continue, un instinct surnaturel qui aperçoit la main de Dieu dans tous les événements. Il y a une sorte de réussite, de victoire de la foi qui ne se découvre que dans certaines occasions. Nous sommes tous appelés à cet épanouissement de l'âme.

La vie intérieure n'est pas un abri, ni un refuge. Elle est plutôt une rampe de lancement. Ce qui a déclenché la grande civilisation du Moyen Âge avec toutes ces œuvres de charité extraordinaires, c'est la contemplation de quelques grands saints qui les ont inspirées comme saint Bernard, saint Thomas d'Aquin et autres. La vie secrète qui se nourrit de contemplation, de prière, a son rayonnement jusque dans l'action, jusque dans l'action apostolique et jusque dans l'action temporelle. De telles actions ne peuvent naître que dans les cœurs profondément épris de Dieu.

La vie intérieure est aussi le remède à l'affaissement de l'espérance. Quand on parle de l'espérance, on croit toujours que ce n'est que pour demain; par une espèce de vague optimisme, on pense que demain ça ira mieux. Non, ce n'est pas ça l'espérance. L'espérance a pour objet Dieu, la patrie céleste, l'union à Dieu, le bonheur éternel. Alors vous me direz : tout de même, vous n'allez pas me dire que sur terre il n'y a pas un petit peu d'espoir, Oui, mais dans la mesure où Dieu le permet pour soutenir notre regard vers Lui.

Depuis vingt siècles, les grands saints, les grands mystiques ne nous ont pas dit autre chose sinon qu'il y a une autre vie, un bien supérieur à tout ce que la vie terrestre peut nous proposer. Et ne croyez pas qu'il s'agit là simplement d'une spécialité pour " contemplatifs ". Non, les hommes qui ont été le plus plongés dans la vie du siècle, dans l'action, par exemple un saint Vincent de Paul, un saint Jean Bosco qui vivait en permanence au milieu des enfants pour les faire grandir en Dieu, tous ces saints très actifs étaient des géants de prière et ils puisaient leur générosité et leur force dans la vie contemplative, dans la vie intérieure.

Mère Teresa, un jour en entendant une personne lui dire : " Ah! Mère Teresa, c'est affreux, pourquoi tant de désordres dans le monde, et même dans l'Église? " Elle lui a répondu : " À cause de vous et à cause de moi ". Une grande petite sainte, Mère Teresa. Quand nous parlons de la vie intérieure, souvent les gens disent : Ah! C'est beau, c'est grand, mais comment y arriver ? Disons premièrement qu'il y a de grands obstacles à la vie intérieure. D'abord, il y a des gens superficiels, qui ne s'intéressent qu'à ce qui bouge, qu'à ce qui se voit, qu'à ce qui se mange, qu'à la télévision et qui, ensuite, nous demandent : comment est-ce que vous faites pour être tellement tranquilles, tellement serins, tellement heureux ? Blaise Pascal est un génie extraordinaire, en une phrase, on a l'impression qu'il a tout dit.

Exemple : " Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre ". Cela ressemble à une boutade, mais c'est vrai. On bouge, on parle, on aime le bruit, on aime renouveler tout, et toujours faire du nouveau. Impossible de se stabiliser, de rester tranquille. Il faut savoir s'arrêter, faire une retraite de temps en temps. Et puis, il y a un autre obstacle qui est beaucoup plus profond encore; c'est l'amour-propre. Mais pas l'amour-propre au sens qu'a ce mot, lorsqu'une maîtresse d'école dit à un enfant : " Si vous aviez un peu d'amour-propre vous ne feriez pas tellement de taches sur votre cahier ". Elle a raison, l'amour-propre sur les lèvres de cette maîtresse, signifie le respect de soi-même, la dignité de soi. L'amour-propre désordonné de soi-même, c'est la recherche du confort, son bien, son argent, sa puissance, ses affections, on ne peut pas se donner à Jésus-Christ, on ne peut pas s'offrir, on ne peut pas imiter Jésus qui a dit : " Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive! " Nous sommes tous invités, appelés à porter joyeusement la croix du Christ, chacun à sa mesure, chacun selon son état de vie et selon les dispositions de la Providence.

Dieu est là avec nous, un Dieu qui ne va pas nous tromper, qui va nous secourir tous les jours, qui va nous faire avancer, sur lequel nous pouvons donc nous reposer. C'est toute la spiritualité de la confiance, de l'abandon dans les mains de Dieu, dans l'amour divin. Sainte Marguerite Marie disait : " Le Cœur de Jésus est un trésor dont la confiance est la clé ". Seigneur Jésus, donnez-moi le chemin pour aller à vous, aidez-moi, secourez-moi, je désire entrer en Vous ". La vie intérieure est une vie éternelle commencée.

 

Source: Missa

> L’Évangile en un clin d'oeil - Dom Gérard Calvet

02/06/2015

Seigneur, je voudrais être de ceux qui risquent leur vie

Lidende_Jesus_2_01.jpgA quoi bon la vie si ce n'est pour la donner.
Seigneur, vous qui êtes né au hasard d'un voyage
Et êtes mort comme un malfaiteur,
Après avoir couru sans argent toutes les routes,
Tirez-moi de mon égoïsme et de mon confort.

Que, marqué de votre Croix, je n'aie pas peur de la vie rude
Et des métiers où l'on risque sa vie : marine, aviation, colonies.
Des métiers où l'on engage sa responsabilité.

Mais Seigneur, au-delà de toutes les aventures
Au-delà de tous les risques d'une vie engagée dans l'action,
Au-delà de tous les héroïsmes à panache,
rendez-moi disponible pour la belle aventure où vous m'appelez.

J'ai à engager ma vie, Jésus, sur votre Parole.
J'ai à jouer ma vie, Jésus, sur votre Amour.

Les autres peuvent bien être sages;
Vous m'avez dit qu'il fallait être fou.

D'autres croient à l'ordre;
Vous m'avez dit de croire à l'amour.

D'autres pensent qu'il faut conserver;
Vous m'avez dit qu'il faut donner.

prière, don de vie, amour, justice, foi, espérance, charitéD'autres s'installent;
Vous m'avez dit de marcher
Et d'être prêt à la joie et à la souffrance,
Aux échecs et aux réussites,
De ne pas mettre ma confiance en moi,
Mais en vous,
de jouer le jeu chrétien sans me soucier des conséquences;
Et finalement de risquer ma vie

En comptant sur votre Amour.

Seigneur, délivrez-moi de moi-même.
Donnez-moi Seigneur une âme accueillante
Un coeur ouvert, une main toujours prête à l'amitié,
Une âme prête à recevoir de vos mains
Souffrances et Joies

Une âme qu'aucun bouleversement n'effraie
Qu'aucun appel ne surprend
Et qui soit prête à s'envoler vers Vous
Au jour où vous voudrez bien l'appeler
En votre béatitude.
Amen ! Alleluia !

Abbé JOLY
in Le beau risque de la Foi

Source : Evangelium Vitae

30/05/2015

Notre-Dame de Rocamadour - Notre-Dame de l'Espérance

Pendant le mois de mai, dédié à la Sainte Vierge, Espérance Nouvelle vous propose chaque jour un texte ou un cantique en son honneur.

rocamadour_2_333_250.jpg

« Il existe des lieux que Dieu choisit afin qu’en eux les hommes fassent l’expérience de Sa présence et de Sa grâce. » Saint Jean-Paul II, 2002

Pourquoi ce sanctuaire attire-t-il depuis des siècles des millions de pèlerins venus du monde entier ? Pourquoi cet édifice improbable, agrippé à une falaise sur un plateau désertique? Rocamadour reste un grand mystère ; la Vierge Noire, Notre-Dame de Rocamadour, accomplit des miracles, exauce les prières et donne «l’espérance ferme comme le rocher ».

 

"Depuis près de mille ans, au cœur du diocèse de Cahors, dans la vallée de l’Alzou, des pèlerins venus du monde entier marchent vers Notre Dame de Rocamadour. Ils découvrent au détour d’un chemin le site majestueux, vertigineux et époustouflant de Rocamadour. Ici, à l’abri du rocher, Marie, son fils Jésus sur le genou, les attend. Elle écoute leurs prières, transforme des vies et les remplit de l’espérance et de l’amour de Dieu. D’où que vous soyez, de la France, du département ou de l’étranger, pèlerins de Saint Jacques, visiteurs d’un jour, diocésains de Cahors, tous, venez à Rocamadour. Oui venez à Rocamadour, empruntez le chemin du pèlerin, montez l'escalier qui conduit à la cité sainte, priez Notre Dame, abandonnez vos craintes, vivez de l’Espérance et votre foi en sortira transformée…car rien n’est impossible à Dieu."
                               +Norbert TURINI Évêque de Cahors

220px-Sportelle-av.jpgL'origine de la vierge noire de Rocamadour est inconnue. Une légende veut que Zachée (St Luc 19,1-10)  serait venu se retirer à Rocamadour  dans une grotte. Dans sa solitude il aurait sculpté dans un tronc d'arbre une statue de la vierge. Une autre légende veut que le Saint homme ait ramené avec lui, d'Orient, une statue de couleur noire sculptée par St Luc l'évangéliste lui-même.

Il est attesté que dès le douzième siècle les pèlerins venaient à Rocamadour pour honorer la vierge noire. La statue est nécessairement plus ancienne puisque  la bulle du pape Pascal II mentionne déjà en 1105 le culte à "La Bienheureuse Vierge Noire de Rocamadour".

Il s'agit d'une vierge en majesté d'environ 70 cm de haut. De couleur sombre elle aurait eu les mains et le visage recouverts de plaques d'argent. Le bois serait du chêne ou du noyer. La statue apparaît en même temps que l'époque de la découverte du corps de Saint Amadour.

Le succès de Rocamadour vient surtout des miracles attribués non à Saint Amadour mais à la Vierge Noire. Depuis des siècle des millions de pèlerins vinrent tout au long de l’année.  En 1172, les bénédictins qui régentent la vie du sanctuaire rédigent le premier livre des miracles et y authentifient 126 guérisons attribuées à la Vierge.

Source : Le site officiel du sanctuaire de Rocamadour et Le site du pèlerin de Rocamadour

> L'histoire de Rocamadour

> Rocamadour, un lieu sacré

> tous les articles sur le mois de la Sainte Vierge publiés sur Espérance Nouvelle

26/05/2015

Notre-Dame de Paris: mot d'envoi du pèlerinage de Chartres par Dom Louis-Marie, Père abbé du Barroux

 

 

Source: Pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté

21/05/2015

Notre Dame de l'Espérance

Pendant le mois de mai, dédié à la Sainte Vierge, Espérance Nouvelle vous propose chaque jour un texte ou un cantique en son honneur.

Dans cette contemplation, animée par un amour authentique, Marie nous apparaît comme la figure de l'Église qui, nourrie par l'espérance, reconnaît l'action salvifique et miséricordieuse de Dieu, à la lumière duquel elle lit son propre chemin et toute l'histoire. Elle nous aide à interpréter, aujourd'hui encore, nos itinéraires en référence à son Fils Jésus. Créature nouvelle modelée par l'Esprit Saint, Marie fait croître en nous la vertu de l'espérance.

À Elle, Mère de l'espérance et de la consolation, nous adressons avec confiance notre prière: nous lui confions l'avenir de l'Église en Europe et l'avenir de toutes les femmes et tous les hommes de ce continent :

Marie, Mère de l'espérance,
marche avec nous !
Apprends-nous à proclamer le Dieu vivant;

Aide-nous à témoigner de Jésus,
l'unique Sauveur;
rends-nous serviables envers notre prochain,
accueillants envers ceux
qui sont dans le besoin, artisans de justice,
bâtisseurs passionnés d'un monde plus juste ;
intercède pour nous
qui œuvrons dans l'histoire,
avec la certitude
que le dessein du Père s'accomplira.

Aurore d'un monde nouveau,
montre-toi la Mère de l'espérance
et veille sur nous !
Veille sur l'Église en Europe :

qu'elle soit transparente à l'Évangile ;
qu'elle soit un authentique lieu
de communion ;
qu'elle vive sa mission
d'annoncer, de célébrer et de servir
l'Évangile de l'espérance
pour la paix et la joie de tous.

Reine de la paix,
protège l'humanité du troisième millénaire !
Veille sur tous les chrétiens :

qu'ils avancent dans la confiance
sur le chemin de l'unité,
comme un ferment pour la concorde
sur le continent.
Veille sur les jeunes,
espérance de l'avenir,
qu'ils répondent généreusement
à l'appel de Jésus ;
veille sur les responsables des nations:
qu'ils s'emploient à édifier
une maison commune,
dans laquelle soient respectés la dignité
et les droits de chacun.

Marie, donne-nous Jésus !
Fais que nous le suivions

et que nous l'aimions !
C'est lui l'espérance de l'Église,
de l'Europe et de l'humanité.
C'est lui qui vit avec nous, au milieu de nous,
dans son Église.
Avec toi, nous disons
« Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 20) :
Que l'espérance de la gloire
déposée par Lui en nos cœurs
porte des fruits de justice et de paix !

Jean-Paul II, Ecclesia in Europa

 

> tous les articles sur le mois de la Sainte Vierge publiés sur Espérance Nouvelle

06/05/2015

Mgr Léonard : agir en chrétien par l'engagement de la prière

JMJ-Mgr_Leonard-Cathechese.jpg

Mgr Léonard a 75 ans aujourd'hui !

Avant tout nous lui souhaitons tous nos voeux de bonheur mais également le remercier pour ces années passées avec nous ! Cela n'est un secret pour personne, c'est aujourd'hui que Mgr Léonard doit remettre sa lettre de démission au pape. Nous voyons donc arriver avec regret la fin d'un ministère chargé de grâces. Ces années à Namur et à Malines-Bruxelles furent pour nombre d'entre-nous l'occasion de grandir dans notre foi grâce à ses paroles et son témoignage forts et justes.

Comment lui rendre un meilleur hommage qu'en le laissant nous parler de notre foi ?  Voici donc un extrait du dernier chapitre de son livre "Agir en chrétien dans sa vie et dans le monde" :

Témoigner de la beauté de la prière chrétienne.

Quant je prie, je me personnalise en m'ouvrant, comme fils, à Dieu mon Père, je deviens plus moi-même en me laissant traverser par cet éclair d'amour qui jaillit, à travers moi, entre la présence incarnée de Jésus en ce monde et la présence intime de l'Esprit au tréfonds de ma personne. Je suis libéré en devenant plus pronfondément fils dans le Fils. J'y trouve dignité personnelle, courage, espérance envers et contre tout, sérénité, détente de l'âme – et même du corps, ce qui est logique dans une religion de l'incarnation. Le zen, le yoga, la méditation transcendantale ? Nous avons infiniment mieux à disposition. Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, Thérèse de Lisieux, Elisabeth de la Trinité, etc. , sont là pour en témoigner.

Certes, la prière n'est pas toujours facile. Mais, en ces moments, je me rappelle que ma pauvre prière est toujours portée, non seulement, par la prière de Jésus, le parfait adorateur du Père, et par celle de l'Esprit qui prie en nous en gémissements ineffables (cf. Rm 8, 26), mais aussi par la prière de ma Mère l'Eglise. J'ai du mal à prier, et alors ? Je sais qu'au moment-même où je me sens si pauvre et si sec, l'Eglise est partout en prière, des moines sont en train de chanter les laudes en Europe tandis que des moniales chantent les vêpres en Asie. L'Eucharistie est toujours célébrée quelque part en cet instant même. Et pendant que je rame sur les eaux agitées du lac de ma vie, quelque part des frères et des soeurs exultent de joie ou goûtent la paix de l'Esprit Saint. La multinationale de la prière est toujours en éveil.

9782873565091.jpg

Et si la prière de l'Eglise en général me laisse de marbre, je sais que l'Eglise est toute entière résumée par une personne – oui, une personne à nouveau ! – la Vierge Marie. En elle, la maternité de l'Eglise prend une forme concrète ! Marie est tout simplement ma mère. Et toujours elle prie.  Il suffit de me glisser dans sa prière. A jamais Marie retient tous ces évènements et les médite en son coeur (cf. Lc 2, 19.51) [...]

En guise de conclusion....

L'oraison elle-même a un enjeu politique, puisqu'elle touche le sens de la personne et que la politique est au service du bien commun, lequel passe par le respect de la personne humaine. [...]

Source : Mgr A-J Léonard, Agir en chrétien dans sa vie et dans le monde. Namur : Fidélité. 2011. 111-112, 115.