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03/12/2016

Mgr Wróbel approuve la démarche des quatre cardinaux fidèles, mais va beaucoup plus loin qu'eux

Membre de la Congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus (SCJ), fondée par le vénérable Léon Dehon en 1878, Mgr Józef Wróbel est aujourd’hui évêque auxiliaire de Lublin (Pologne) après avoir été évêque d’Helsinki (Finlande). Life Site News nous apprend qu’il a accordé un entretien au site italien La Fede Quotidiana, qui a été publié le 21 novembre. Il approuve la démarche des quatre cardinaux auteurs des dubia sur Amoris lætitia : « Ils ont bien fait et ils ont correctement appliqué ce dont le droit canon dispose. J’estime qu’il ne s’agit pas là que d’un droit, mais surtout d’un devoir […] Ce serait juste de répondre à leurs questions. Ils n’ont pas demandé quel temps il ferait demain, mais ils ont posé des questions qui concernent la doctrine de l’Église et, par conséquent, les fidèles […] Le texte [chapitre 8 d’Amoris lætitia] est effectivement ouvert à différentes interprétations : il est ambigu […] Il n’est pas bien écrit […] Peut-être a-t-il été écrit dans une trop grande précipitation sans examiner avec une extrême attention son contenu et ses conséquences pratiques éventuelles. Ces questions doivent être posées au Vatican et aux collaborateurs qui ont la confiance du pape. Publier avec précipitation des textes comme celui-là, ne rend pas un bon service à l’Église ».

Source : Amoris lætitia : un évêque polonais soutient les quatre cardinaux

02/12/2016

Lettre de Mgr Schneider en défense des quatre cardinaux fidèles, auteurs des questions au Pape sur Amoris Laetitia

Athanasius Schneider

 

Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan, a publié le 23 novembre 2016, en anglais, une lettre en défense des quatre cardinaux qui ont adressé au Souverain Pontife des questions à propos de l'interprétation d'Amoris Laetitia. Mgr Schneider est connu pour son livre célèbre sur la réception de la sainte communion, que le pape Benoît XVI avait décidé en 2008 de faire publier par la Libreria Editrice Vaticana, la maison d'édition officielle du Saint-Siège.

Il est bon de rappeler que la procédure classique des "dubia" à laquelle ont eu recours les quatre cardinaux consiste à "soumettre des doutes" en matière doctrinale au jugement du Pape, et non à "mettre en doute" le Pape ou un document de sa main, comme l'ont insinué malhonnêtement plusieurs journalistes et ecclésiastiques. La démarche des quatre cardinaux consistait formellement à "poser des questions" au Pape sur Amoris Laetitia et son interprétation correcte, cinq questions précisément, et non à le "mettre en question", comme le suggèrent les mêmes insinuations malicieuses. C'est ce qu'ont clairement rappelé les quatre cardinaux dans une note explicative publiée en même temps que les cinq questions : "Les 'dubia' (mot latin signifiant : 'doutes') sont des questions formelles posées au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et qui demandent des éclaircissements à propos de sujets particuliers concernant la doctrine ou la pratique. La particularité de ces questions est qu’elles sont formulées de telle sorte qu’elles demandent comme réponse un "oui" ou un "non", sans argumentation théologique. Cette manière de s'adresser au Siège Apostolique n’est pas une invention de notre part ; c’est une pratique séculaire."

Interpréter la formulation de simples questions adressées au chef comme un acte de rébellion menaçant l'ordre et la paix est une attitude caractéristique d'un régime tyrannique totalitaire, ce que l'Église n'est pas et ne devrait pas être. En posant ces questions en vue d'une clarification sur certains aspects d'Amoris Laetitia qui font actuellement de facto l'objet d'interprétations diverses et contradictoires de la part des évêques du monde entier, les quatre cardinaux fidèles agissent selon la droite conscience de successeurs des Apôtres au service de Dieu et de l'Église. C'est ce qu'explique la lettre de Mgr Schneider, avec de nombreux exemples et citations à l'appui, tirés de l'histoire de l'Église, des Pères et Docteurs de l'Église, et de la Sainte Écriture. Nous en présentons ici la traduction française réalisée par Jeanne Smits.

 

Par Athanasius Schneider
évêque auxiliaire d'Astana
23 novembre 2016

 

« Nous ne pouvons rien faire contre la vérité, mais seulement pour la vérité. » (2 Cor. 13: 8)

La voix prophétique de Quatre Cardinaux de la Sainte Eglise catholique romaine

Mus par une profonde préoccupation pastorale, quatre Cardinaux de la Sainte Eglise catholique romaine, Son Eminence Joachim Meisner, archevêque émérite de Cologne (Allemagne), Son Eminence Carlo Caffarra, archevêque émérite de Bologne (Italie), Son Eminence Raymond Leo Burke, Patron de l’Ordre militaire souverain de Malte, et Son Eminence Walter Brandmüller, président émérite de la Commission pontificale des sciences historiques, ont publié le 14 novembre 2016 le texte de cinq questions, appelées dubia ( le mot latin signifiant « doutes ») que préalablement, le 19 septembre 2016, ils avaient adressées au Saint-Père et au Cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, accompagnées d’une lettre. Les Cardinaux demandent au pape François de mettre fin au « grave désarroi » et à la « grave confusion » à propos de l’interprétation et de l’application pratique – en particulier du chapitre 8 – de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia et ses passages relatifs à l’accès des divorcés remariés aux sacrements, et à l’enseignement moral de l’Eglise.

Dans leur déclaration, qui a pour titre Faire la clarté. Problèmes non résolus posés par Amoris lætitia, les Cardinaux affirment que « pour beaucoup de personnes – des évêques, des prêtres de paroisse, des fidèles – ces paragraphes font allusion à, voire enseignent de manière explicite, un changement dans la discipline de l’Eglise en ce qui concerne les divorcés qui vivent au sein d’une nouvelle union. » En s’exprimant ainsi, les Cardinaux ont simplement mis en évidence des faits réels de la vie de l’Eglise. Ces faits sont attestés par des orientations pastorales de la part de plusieurs diocèses et par des déclarations publiques de certains évêques et cardinaux, affirmant que dans certains cas, des catholiques divorcés et remariés peuvent accéder à communion alors même qu'ils continuent d’user des droits réservés par la loi divine aux époux validement mariés.

En publiant un appel à la clarté dans une matière qui touche simultanément à la vérité et à la sainteté des trois sacrements du mariage, de la pénitence et de l’Eucharistie, les Quatre Cardinaux n’ont fait que remplir leur devoir fondamental d’évêques et de cardinaux, qui consiste à contribuer activement à ce que la révélation transmise à travers les apôtres puisse être gardée comme sacrée et interprétée fidèlement. Le concile Vatican II a spécialement rappelé tous les membres du collège des évêques, en tant que successeurs légitimes des apôtres, « de par l’institution et le précepte du Christ, à cette sollicitude qui est, pour l’Eglise universelle, éminemment profitable, même si elle ne s’exerce pas par un acte de juridiction. Tous les évêques, en effet, doivent promouvoir et servir l’unité de la foi et la discipline commune de l’ensemble de l’Eglise » (Lumen Gentium, 23 ; cf. également Christus Dominus, 5-6).

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Texte original en anglais

 

By Bishop Athanasius Schneider
Special to Rorate Caeli
November 23, 2016

 

 
“We cannot do anything against the truth, but only for the truth” (2 Cor. 13: 8)
 
A Prophetic Voice of Four Cardinals of the Holy Roman Catholic Church
 
Out of “deep pastoral concern,” four Cardinals of the Holy Roman Catholic Church, His Eminence Joachim Meisner, Archbishop emeritus of Cologne (Germany), His Eminence Carlo Caffarra, Archbishop emeritus of  Bologna (Italy), His Eminence Raymond Leo Burke, Patron of the Sovereign Military Order of Malta, and His Eminence Walter Brandmüller, President emeritus of the Pontifical Commission of Historical Sciences, have published on November 14, 2016, the text of five questions, called dubia (Latin for “doubts”), which previously on September 19, 2016, they sent to the Holy Father and to Cardinal Gerhard Müller, prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, along with an accompanying letter. The Cardinals ask Pope Francis to clear up “grave disorientation and great confusion” concerning the interpretation and practical application, particularly of chapter VIII, of the Apostolic Exhortation Amoris Laetitia and its passages relating to admission of remarried divorcees to the sacraments and the Church’s moral teaching.
 
In their statement entitled “Seeking Clarity: A Plea to Untie the Knots in Amoris Laetitia,” the Cardinals say that to “many — bishops, priests, faithful — these paragraphs allude to or even explicitly teach a change in the discipline of the Church with respect to the divorced who are living in a new union.” Speaking so, the Cardinals have merely stated real facts in the life of the Church. These facts are demonstrated by pastoral orientations on behalf of several dioceses and by public statements of some bishops and cardinals, who affirm that in some cases divorced and remarried Catholics can be admitted to Holy Communion even though they continue to use the rights reserved by Divine law to validly married spouses.
 
In publishing a plea for clarity in a matter that touches the truth and the sanctity simultaneously of the three sacraments of Marriage, Penance, and the Eucharist, the Four Cardinals only did their basic duty as bishops and cardinals, which consists in actively contributing so that the revelation transmitted through the Apostles might be guarded sacredly and might be faithfully interpreted. It was especially the Second Vatican Council that reminded all the members of the college of bishops as legitimate successors of the Apostles of their obligation, according to which “by Christ's institution and command they have to be solicitous for the whole Church, and that this solicitude, though it is not exercised by an act of jurisdiction, contributes greatly to the advantage of the universal Church. For it is the duty of all bishops to promote and to safeguard the unity of faith and the discipline common to the whole Church” (Lumen gentium, 23; cf. also Christus Dominus, 5-6).
 
In making a public appeal to the Pope, bishops and cardinals should be moved by genuine collegial affection for the Successor of Peter and the Vicar of Christ on earth, following the teaching of Vatican Council II (cf. Lumen gentium, 22); in so doing they render "service to the primatial ministry" of the Pope (cf. Directory for the Pastoral Ministry of Bishops, 13).

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21/11/2016

Amoris Laetitia : les questions de quatre cardinaux au Pape rendues publiques

 

ROME, le 14 novembre 2016 – La lettre et les cinq questions dont le texte est donné intégralement ci-dessous n’ont pas besoin de beaucoup d’explications. Il suffit de les lire. La nouveauté est que quatre cardinaux qui, le 19 septembre dernier, les ont remises à François, qui ne leur a pas répondu, ont décidé, encouragés précisément par ce silence du pape, de les rendre publiques afin de "continuer la réflexion et la discussion" avec "tout le peuple de Dieu".

C’est ce qu’ils expliquent dans le texte préliminaire qui précède leur lettre. Celui-ci fait penser immédiatement à l’évangile de Matthieu 18, 16-17 : "Si ton frère ne t’écoute pas, prends encore avec toi ou deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté".

Le "témoin", dans le cas présent, a été le cardinal Gerhard L. Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Parce que la lettre et les questions adressées au pape lui ont également été envoyées.

Les cinq questions étaient en effet formulées sous la même forme que les interrogations classiques qui sont adressées à la congrégation pour la doctrine de la foi. C’est-à-dire qu’elles étaient formulées de manière à ce qu’il soit possible d’y répondre simplement par "oui" ou par "non".

En général, les réponses qui sont fournies par la congrégation mentionnent de manière explicite l’approbation que leur a donnée le pape. Et il n’est pas douteux que, après avoir reçu la lettre et les questions, les deux hommes en aient parlé à l’occasion des audiences que François accorde, de manière régulière, au cardinal préfet.

Mais, justement, les quatre cardinaux n’ont reçu aucune réponse à leur appel, ni de la part du cardinal Müller ni de celle du pape, évidemment parce que ce dernier a voulu qu’il en soit ainsi.

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Evénement considérable : parmi les cardinaux qui ont fait part au Pape François de leur incompréhension d’Amoris lætitia, quatre ont aujourd’hui décidé de rendre publiques les questions qu’ils lui ont posées formellement et auxquelles il leur a fait savoir qu’il ne répondrait pas.

On sait que l’exhortation post-synodale sur la famille a causé la plus importante commotion ecclésiale ayant ébranlé l’Eglise depuis le dernier concile, son chapitre VIII, selon le sens apparent des mots, exposant que, dans certains cas de « remariages » après divorce, les actes qualifiés de fornication et l’adultère pouvaient n’être pas des péchés graves, ou même être considérés comme répondant à la volonté de Dieu.

Innombrables ont été les réactions dans le monde ecclésiastique (voir par exemple notre article : « Quelle est la critique exacte de 45 théologiens envers Amoris Laetitia ? ». Tous cependant gardaient les yeux fixés sur les cardinaux qui avaient clairement manifesté leur opposition préalable à cette mise en question de la doctrine du mariage – et par voie de conséquence de la pénitence et de l’eucharistie – à l’occasion des deux derniers synodes : Caffarra, Cordes, Eijk, Ruini, Sarah, Urosa Savino, Cleemis, Duka, Meisner, Pell, Rouco Valera, Burke, Brandmüller, etc. Ces cardinaux qui signèrent Demeurer dans la vérité du Christ (Artège, 2014), ceux qui collaborèrent à Mariage et famille (Artège, 2015), les cardinaux et évêques d’Afrique co-auteurs de L’Afrique, nouvelle patrie du Christ (Ignatius Press, 2015), Onaiyekan, Ouedraogo, Souraphiel, Tumi, Sarr, Kleda, Kutwa, Arinze, mais aussi le cardinal Antonelli, ancien Président du Conseil pour la Famille, dans Crisi del matrimonio ed eucaristia, et d’autres encore dans des prises de position et interventions diverses.

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Le Cardinal Carlo Caffara, fondateur et premier président de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, créé à l'instigation du pape du même nom, est également signataire de la "Déclaration de fidélité à l'enseignement immuable de l'Église et à sa discipline ininterrompue sur le mariage".

 

Lire aussi :

> Pape François : l’interprétation d’“Amoris laetitia” comme permettant la communion pour des divorcés remariés est la seule possible

> Précisions sur les critères d’interprétation d’“Amoris laetitia” favorables à la communion de certains divorcés remariés

> Le Vatican confirme l’authenticité de la lettre du pape François sur la « seule interprétation possible » d’“Amoris laetitia”

 

31/10/2016

Martin Luther a fondé sa propre religion, basée sur des doctrines contraires à l'Évangile

 

À l'occasion du 500e anniversaire de la révolution luthérienne, Raymond de Souza, KM, s'exprime sur sa nature et ses conséquences : la fragmentation du christianisme en milliers de sectes avec des croyances différentes dans une cacophonie de doctrines.

> Lire l'Encyclique Mortalium Animos [Anglais, Français, Portugais, Italien, Latin]

15/08/2016

St Maximilien Kolbe : Acte de Consécration à l'Immaculée Conception

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« Daignez recevoir ma louange, Ô Vierge bénie !
Immaculée Conception,

Reine du Ciel et de la terre,
Refuge des pécheurs et Mère très aimante,
à qui Dieu voulut confier l'ordre de la miséricorde,
je me prosterne devant Vous, moi, N... ,
pauvre pécheur que je suis,
je vous supplie humblement d'accepter mon être tout entier
comme votre bien et votre propriété
et d'agir en moi et en toutes les facultés
de mon âme et de mon corps
en toute ma vie, ma mort et
mon éternité, comme il Vous plaira.
Disposez de moi comme Vous le désirez
pour réaliser ce qui est écrit de Vous :
"Elle écrasera la tête du serpent "
et encore :
"Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier".
Qu'en vos mains toutes pures et si
riches de miséricorde,
je sois un instrument docile,
pour Vous faire connaître et aimer
de tant d'âmes tièdes ou égarées.
Ainsi s'étendra le Règne du divin Cœur de Jésus.
En vérité, là seulement où vous venez,
s'obtient la grâce de la conversion
et de la sanctification des âmes,
parce que toutes les grâces jaillissent du divin Cœur de Jésus
et s'écoulent sur nous en passant par vos mains maternelles. »

Saint Maximilien Kolbe. Rome, le 16 octobre 1917

 

 

04/06/2016

Mémoire du Coeur Immaculé de Notre Dame

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> Consécration au Cœur Immaculé de Notre Dame par Pie XII

03/06/2016

Solennité du Sacré Coeur

 

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" Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour. Je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour là, et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels.

Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu'il lui soit rendu... Fais savoir au fils ainé de mon Sacré-Cœur (le roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Cœur adorable. Mon Cœur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Église. "

Notre Seigneur à Sainte Marguerite-Marie en juin 1675

 

> Fête du Sacré Cœur : Acte de réparation et indulgence plénière

> Constitution Apostolique Indulgentiarum Doctrina (français)

> Constitution Apostolica Indulgentiarum Doctrina (latina)

> Conditions pour obtenir une indulgence plénière

 

 

22/05/2016

Prière avant l'étude

Immaculée Conception.jpgMarie,
Mère de belle dilection et de respect,
Mère de sagesse et de belle espérance,
par la bienveillante intercession de qui, tant d’hommes d’intelligence médiocre ont fait d’admirables progrès dans la science et la piété,
je vous élis gardienne et patronne de mes études, et par votre coeur maternellement miséricordieux,
et surtout par Celui qui, Sagesse éternelle, s'est fait par vous, Sagesse incarnée, vous illustrant au-dessus de tous les Saints,
je vous supplie humblement de m’obtenir la grâce du Saint Esprit.
Si bien que je puisse désormais comprendre clairement, retenir en mémoire, traduire en mes paroles et l’exemple de ma vie,
tout ce qui doit servir à votre honneur et à celui de votre Fils,
et m’obtenir, à moi et aux autres, la béatitude éternelle.
Amen.

(St Thomas d'Aquin, extrait de Hosanna, 1950, p.117)

24/04/2016

Le combat spirituel (4/5) : Le bon usage de nos facultés

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Pour cette série d’articles, nous laissons Lorenzo Scupoli parler aux hommes adorateurs qui ont le courage d’entreprendre le combat spirituel. Il écrivit l’ouvrage « Le combat spirituel », ouvrage de référence de la vie spirituelle, que Saint François de Sales lisait tous les mois en entier. En le lisant, n’oublions pas l’injonction de Saint Ignace de Loyola : 

Prie car tout dépend de Dieu, mais agis comme si tout dépendait de toi

hommes adorateurs, combat spirituel, spiritualité, facultés, intelligence, volonté

Si la défiance de nous-mêmes et la confiance en Dieu sont nos seules armes dans ce combat, non seulement nous ne remporterons pas la victoire, mais nous nous précipiterons dans une infinité de maux. C’est pourquoi nous devons à ces deux armes en ajouter une troisième que nous avons mentionnée plus haut: l’exercice de nos facultés.

Cet exercice consiste principalement dans le bon usage de l’intelligence et de la volonté.

L’INTELLIGENCE.

L'ignorance cherche à obscurcir l'intelligence, à l'empêcher d'atteindre son objet propre: la vérité. C’est l’exercice qui doit lui rendre la clarté et la lucidité requises pour qu’elle soit à même de bien discerner ce qu’elle doit faire afin de purger l’âme de ses passions déréglées et de l’orner des vertus chrétiennes.

Cette lumière peut s’obtenir par deux moyens.

  • Le premier et le plus important est l’oraison: il faut demander à l’Esprit Saint de répandre la lumière dans nos cœurs. Il ne vous refusera pas, si nous cherchons sincèrement Dieu et l’accomplissement de sa volonté, et si nous sommes disposés à soumettre en toute occasion notre jugement à celui de nos supérieurs.
  • Le second est une continuelle application de l’esprit à examiner les choses soigneusement et de bonne foi, pour les juger conformément aux enseignements de l’Esprit Saint, et non d’après le témoignage des sens et les maximes du monde. Cet examen convenablement fait nous convaincra que ce que le monde corrompu aime, désire et recherche avec tant d’empressement n’est qu’illusion et mensonge; que les honneurs et les plaisirs de la terre ne sont que vanité et affliction d’esprit; que les injures et les opprobres sont des sujets de gloire, et la souffrance une source de joie; que le pardon des offenses et l’amour des ennemis constituent la vraie grandeur d’âme et notre plus grand trait de ressemblance avec Dieu; que le mépris des choses d’ici-bas est préférable à l’empire du monde; que la soumission volontaire aux créatures, même les plus viles, pour l’amour de Dieu, est plus honorable que la domination exercée sur les plus grand monarques; que l’humble connaissance de soi-même est plus digne d’estime que la sublimité de la science; qu’il y a plus de gloire véritable à vaincre et à mortifier ses moindres passions qu’à prendre d’assaut des cités nombreuses, mettre en fuite des armées puissantes, opérer des miracles et ressusciter des morts.

LA VOLONTÉ

Après avoir appris à bien user de votre entendement, il vous reste à régler votre volonté, à la détacher de ses propres désirs pour la rendre entièrement conforme à la volonté de Dieu. Remarquez bien qu’il ne suffit pas de vouloir et de faire les choses que vous croyez les plus agréables à Dieu ; vous devez en outre les vouloir et les faire sous l’impulsion de la grâce et dans la seule vue de plaire au Seigneur.

C’est ici surtout, plus encore que dans le précédent combat, que nous aurons à lutter contre notre nature. Toujours occupée d’elle-même, elle ne songe en toutes choses, plus parfois dans les choses spirituelles que dans les autres, qu’à ses commodités et à sa satisfaction propre.

Pour éviter ce piège qui vous empêcherait d’avancer dans la voie de la perfection, et pour vous habituer à ne rien vouloir et à ne rien faire que sous  et dans le seul but d’honorer et de satisfaire celui qui veut être le principe et le but unique de toutes nos actions et de toutes nos pensées, voici le moyen que vous avez à prendre.

  • Quand une occasion se présente de faire quelque bonne œuvre, attendez pour vous y porter que vous ayez premièrement élevé votre esprit à Dieu, afin de vous assurer qu’il veut que vous la fassiez, et que vous-même vous ne la voulez que pour vous conformer à sa volonté et lui être agréable. Votre volonté ainsi excitée et attirée par celle de Dieu, se pliera facilement à vouloir ce que Dieu veut, parc qu’il le veut, uniquement en vue de son bon plaisir et de sa gloire. Au commencement de vos actions, appliquez-vous à vous dépouiller autant que possible de tout mélange où vous soupçonnez qu’il entre un élément humain, et à ne rien vouloir, rien embrasser, rien rejeter que vous ne vous y sentiez auparavant poussé ou attiré par le seul motif de la volonté de Dieu. L’action la plus humble, faite en vue de plaire à Dieu seul et de procurer sa gloire, l’emporte infiniment sur les œuvres les plus importantes faites dans un autre but.
  • Pour cela, tournez vers Dieu les désirs et les affections de votre cœur ; aspirez à lui comme à votre unique et suprême trésor, comme au bien infiniment parfait, digne, à cause de sa perfection même, d’être recherché, servi et souverainement aimé par toutes les créatures. Plus notre intelligence s’attachera à considérer les titres infinis que Dieu présente à nos hommages et à notre amour, plus les affections de notre volonté deviendront tendres et fréquentes, et partant, plus vite et plus facilement se formera en nous l’habitude de rapporter toutes nos actions à Dieu.
  • J’ajoute un dernier avis. Pour obtenir cette grâce incomparable, demandez-la instamment au Seigneur, et considérez souvent les bienfaits sans nombre qu’il vous a accordés et qu’il vous accorde encore tous les jours, sans aucun avantage pour lui-même et par un pur effet de son amour.

 

Source: Les hommes adorateurs

18/04/2016

Les effets psychologiques et spirituels du pessimisme et des excès de pensées négatives

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Une conférence de l'abbé Chad Ripperger, de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Le prêtre conférencier demande à chaque auditeur de prier trois Ave Maria à son intention.