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29/10/2014

Simple Life: le dernier album du groupe hongrois T. Rogers Blues Band

Le groupe de Joy & Blues originaire de Budapest a sorti en mars 2013 cet album intitulé "Simple Life".

Les six musiciens hongrois mettent leurs chansons à disposition en téléchargement gratuit et encouragent leur diffusion sur internet.

> CLIQUEZ ICI pour écouter le morceau "Simple Life"

Vous pouvez écouter les différents morceaux de l'album en cliquant sur les titres:

T Rogers Blues Band, Simple Life, blues, album, 2013SIMPLE LIFE:

 

> CLIQUEZ ICI pour acheter l'album ou faire un don afin d'aider le groupe à réaliser de nouveaux enregistrements

 

18/10/2014

Une Église qui change le monde

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Nous ne voulons pas d'une Eglise qui change avec le monde,
mais d'une Église qui change le monde.

G.K. Chesterton

(The Catholic Gentleman)

11/10/2014

La franc-maçonnerie vue de l'intérieur: « Un chemin incompatible avec la foi chrétienne »

Par Jean-Claude Bésida | Famille chrétienne | 10 octobre 2014

franc-maconnerie-franc-macon_article.jpgSerge Abad-Gallardo a été franc-maçon pendant plus de vingt ans avant de rompre et de retrouver la foi catholique. Il raconte son itinéraire dans  J’ai frappé à la porte du Temple…  (éd. Pierre Téqui). Pour  Famille Chrétienne , il lève le voile sur ce monde opaque.

Pourquoi êtes-vous entré en franc-maçonnerie et pourquoi en êtes-vous sorti ?

À un moment donné, je me suis éloigné de la foi, une foi qui n’était pas très fervente. Je suis entré en franc-maçonnerie parce que je cherchais des réponses à des questions existentielles : pourquoi suis-je en vie et en ai-je conscience ? On se pose tous les mêmes questions. La distance dans laquelle je me trouvais par rapport à la foi a facilité mon entrée en franc-maçonnerie.

Ensuite, je suppose que le Seigneur a veillé sur moi. Il y a une douzaine d’années, je suis revenu à la foi catholique par une rencontre. J’aime beaucoup l’épisode de Zachée dans l’Évangile : j’étais petit et un peu misérable, je me prenais pour un initié, mais j’ai compris que cela ne suffisait pas. J’ai cherché. Ce jour-là, j’ai saisi en fait que ce n’est pas moi qui cherchais le Christ, mais que c’était Lui qui venait vers moi.

Vous étiez catholique. Et pourtant, vous êtes entré en franc-maçonnerie ?

Oui. J’étais en recherche. Ce qui m’a conduit en franc-maçonnerie, c’est le vide existentiel. Je viens d’une famille catholique peu pratiquante. On m’a proposé d’y entrer. Je l’ai fait. Pourquoi ? Parce que je n’avais pas de repères suffisamment précis pour comprendre l’incompatibilité entre les deux chemins.

 

La franc-maçonnerie est pour l’homme le moyen d’approcher les dieux, sinon de devenir Dieu soi-même.

 

Comment sest passée votre sortie ?

Il y a une douzaine d’années, la foi m’est revenue. Cela s’est fait progressivement. Il y a trois ans, j’ai été confronté au mal de manière très précise, très virulente, d’une manière que je n’avais jamais rencontrée jusque-là. En faisant une retraite dans un monastère, j’ai eu une sorte de révélation : j’ai compris que la franc-maçonnerie ne donnait pas de réponse face au mal. Je suis ressorti de cette abbaye avec un trouble profond par rapport à ces deux chemins que j’avais en face de moi. J’ai alors commencé à me sentir de plus en plus mal en franc-maçonnerie. Je n’y avais plus ma place.

Pour qui avez-vous écrit ce livre ?

Pour les catholiques qui souhaitent savoir ce qu’est la franc-maçonnerie, et pour les francs-maçons qui se disent catholiques et qui n’ont peut-être pas conscience de leur erreur. Il faut que je parle aux catholiques pour leur expliquer l’impasse que constitue la recherche maçonnique.

Beaucoup de francs-maçons sont des gens sincères, qui cherchent mais qui cherchent dans l’erreur. Ils sont devant Baal, devant des idoles, mais ils s’imaginent qu’ils sont devant Dieu. Je témoigne, et ensuite ils feront ce qu’ils veulent. La liberté a été donnée par Dieu pour pouvoir choisir.

Au fond, la franc-maçonnerie, qu’est-ce que c’est ?

Elle a un objectif magique. Dans la Bible, saint Paul met en garde contre les magiciens. C’est d’une certaine manière l’obtention d’un pouvoir strictement humain sur des éléments qu’on ne contrôle pas et qui sont d’ordre surnaturel ! Et donc finalement, au fil des initiations et des augmentations de grade, qui sont en un sens une succession de rideaux de fumée, je dirais que c’est pour l’homme le moyen d’approcher les dieux, sinon de devenir Dieu soi-même.

On est à ce moment-là dans la gnose ! C’est-à-dire que l’on va atteindre la Connaissance par ses propres moyens et par le travail sur le symbole et le rite.

Quels gens composent la franc-maçonnerie ?

Je distinguerais trois catégories de francs-maçons.

Déjà, il y a une minorité de personnes qui sont là pour créer un réseau relationnel, politique, stratégique et professionnel. Ce qui favorise beaucoup cela, c’est le secret. Quand on croise dans une réunion un ministre ou un député franc-maçon, cela arrange les choses. Cela « arrondit les angles », comme on dit : une expression purement maçonnique.

Ensuite, vous avez une autre catégorie. Il s’agit de laïcards héritiers de la Révolution dans ce qu’elle peut avoir de plus doctrinaire. Ils estiment pouvoir apporter le bonheur à l’humanité par la science et par la laïcité pure et dure ! Ils sont purement et simplement anticléricaux et antichrétiens.

Enfin, il y a un certain nombre de personnes qui ne sont ni des arrivistes ni des laïcards, mais des gens très tolérants qui, à force de tout accepter, ne savent plus où ils sont.

En franc-maçonnerie, toutes les idées se valent. Ce sont des gens un peu perdus et qui croient trouver des réponses. Ces chercheurs relativistes cherchent dans tous les sens, mais ils n’arrivent nulle part ! C’est pour eux que j’ai écrit ce livre.

Selon vous, où est le problème avec la franc-maçonnerie ?

Lorsqu’on entre en franc-maçonnerie, on vous demande de prêter serment. Au fil des cérémonies d’initiation, puis à chaque augmentation de grades, il y a une foule de serments qui vous lient. Ceux-ci portent sur plusieurs choses, mais en particulier sur l’obéissance à la Constitution maçonnique de chaque obédience. Un de ces serments demande de se libérer de tout dogme pour chercher la vérité. Si je suis peu ou pas croyant, cela peut me convenir, parce que je n’ai pas une conscience spirituelle vraiment développée. Mais lorsque je commence à réfléchir et à entrer véritablement dans la foi, ça ne va plus.

Il faut choisir…

Les deux sont purement incompatibles ! Il y a une espèce de schizophrénie spirituelle à vouloir être à la fois chrétien et franc-maçon.

Jean-Claude Bésida

 

10/10/2014

Saint Thomas d'Aquin prêchant la confiance en Dieu pendant la tempête

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Tableau du peintre français d'origine hollandaise Ary Scheffer, 1928.

Les vertus cardinales

 Dieu ne veut pas faire à notre place ce que nous pouvons faire nous-même.
Ne décevons donc pas Dieu et utilisons notre liberté pour collaborer au travail de Sa grâce et que Lui qui est Saint fasse de nous des saints à Son image.

 

Un des premiers pas pour devenir saints est la pratique des vertus. Mais qu'est-ce donc ? Le Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC §1804) nous renseigne : Les vertus humaines sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent nos actes, ordonnent nos passions et guident notre conduite selon la raison et la foi. Elles procurent facilité, maîtrise et joie pour mener une vie moralement bonne. L’homme vertueux, c’est celui qui librement pratique le bien.

Les vertus morales sont humainement acquises. Elles sont les fruits et les germes des actes moralement bons ; elles disposent toutes les puissances de l’être humain à communier à l’amour divin.

Les vertus sont donc l'incarnation de la charité et nous mènent tout droit vers la sainteté. Pour cela il faut un entraînement quotidien, mais auquel notre joie sera proportionnelle. Ces vertus nous apprennent à nous gérer nous-même, à nous rendre plus libres et à orienter notre liberté vers le bien. De ce don, fait par Dieu mais dont nous nous rendons davantage maître, nous en faisons un autre à notre prochain en le servant. Les vertus ne sont donc pas une fiche de bonne conduite, mais avant tout une liberté acquise pour l'amour de Dieu et du prochain en apprenant à nous maîtriser et orienter notre vie vers le bien.La vertu est donc ce qui nous aide à vivre réellement.

 

Distinction des vertus cardinales (CEC §1805 : Quatre vertus jouent un rôle charnière. Pour cette raison on les appelle "cardinales" ; toutes les autres se regroupent autour d’elles. Ce sont : la prudence, la justice, la force et la tempérance.)

La vertu de la Force (ou du courage, ... ) est l'ennemie de notre peur. Ne nous y trompons pas, la peur n'est pas mauvaise en soi. Elle nous aide au contraire à discerner les dangers qui jalonnent nos vies. Il ne faut pourtant pas que nous nous laissions piéger par elle. Il faut au contraire que nous prenions conscience des dangers, mais pour mieux passer au-dessus d'eux.

Les difficultés sont bien là, mais le Seigneur nous promet Sa présence pour affronter ces dangers: CEC §1808 La force est la vertu morale qui assure dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien. Elle affermit la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale. La vertu de force rend capable de vaincre la peur, même de la mort, d’affronter l’épreuve et les persécutions. Elle dispose à aller jusqu’au renoncement et au sacrifice de sa vie pour défendre une juste cause. " Ma force et mon chant, c’est le Seigneur " (Ps 118, 14). " Dans le monde, vous aurez de l’affliction, mais courage, moi j’ai vaincu le monde " (Jn 16, 33).

Savoir où l'on va pour mieux atteindre sa cible et mettre tout en oeuvre pour y parvenir, telle pourrait être la devise de la prudence. L'homme prudent fait ses choix en fonction de son but qu'est la sainteté et reste confiant en l'avenir.

§1806 : La prudence est la vertu qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir. " L’homme avisé surveille ses pas " (Pr 14, 15). " Soyez sages et sobres en vue de la prière " (1 P 4, 7). La prudence est la " droite règle de l’action ", écrit saint Thomas (s. th. 2-2, 47, 2) après Aristote. Elle ne se confond ni avec la timidité ou la peur, ni avec la duplicité ou la dissimulation. Elle est dite auriga virtutum : elle conduit les autres vertus en leur indiquant règle et mesure. C’est la prudence qui guide immédiatement le jugement de conscience. L’homme prudent décide et ordonne sa conduite suivant ce jugement. Grâce à cette vertu, nous appliquons sans erreur les principes moraux aux cas particuliers et nous surmontons les doutes sur le bien à accomplir et le mal à éviter.

Même si notre première vocation n'est pas d'être juge, il faut apprécier la réalité telle qu'elle est, sans être lâche. La vertu de Justice joue ici un rôle très important. Il nous aide à distinguer ce qui est juste et ainsi à donner "dans la constante et ferme volonté à Dieu et au prochain ce qui leur est dû" (CEC, §1807). Il ne s'agit pas seulement de respect, mais de charité réellement vécue : §1807: "Envers les hommes, elle dispose à respecter les droits de chacun et à établir dans les relations humaines l’harmonie qui promeut l’équité à l’égard des personnes et du bien commun. L’homme juste, souvent évoqué dans les Livres saints, se distingue par la droiture habituelle de ses pensées et la rectitude de sa conduite envers le prochain. " Tu n’auras ni faveur pour le petit, ni complaisance pour le grand ; c’est avec justice que tu jugeras ton prochain " (Lv 19, 15). " Maîtres, accordez à vos esclaves le juste et l’équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel " (Col 4, 1)."

La vertu de tempérance n'est pas qu'une question de pouvoir réfréner ses envies telles que la gourmandise ou la violence. La tempérance est avant tout la gérance du bien. Le bien est voulu par Dieu, mais doit être maîtrisé par l'homme. Il ne s'agit donc pas seulement d'éviter d'engloutir tout un gâteau ou de gifler son voisin. C'est aussi ne pas se jeter à corps perdu dans un projet, tout bien soit-il. A ceci s'ajoute que le "oui" au bien doit être accompagné par un "non" au mal. Nous ne sommes pas des girouettes, il nous faut être conséquent de nos choix.CEC §1809 La tempérance est la vertu morale qui modère l’attrait des plaisirs et procure l’équilibre dans l’usage des biens créés. Elle assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté. La personne tempérante oriente vers le bien ses appétits sensibles, garde une saine discrétion et " ne se laisse pas entraîner pour suivre les passions de son cœur " (Si 5, 2 ; cf. 37, 27-31). La tempérance est souvent louée dans l’Ancien Testament : " Ne te laisse pas aller à tes convoitises, réprime tes appétits " (Si 18, 30). Dans le Nouveau Testament, elle est appelée " modération " ou " sobriété ". Nous devons " vivre avec modération, justice et piété dans le monde présent " (Tt 2, 12).

Ces quatre vertus cardinales nous aident donc à mieux vivre notre quotidien en sainteté, car "Bien vivre n’est autre chose qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son agir. On Lui conserve un amour entier (par la tempérance) que nul malheur ne peut ébranler (ce qui relève de la force), qui n’obéit qu’à Lui seul (et ceci est la justice), qui veille pour discerner toutes choses de peur de se laisser surprendre par la ruse et le mensonge (et ceci est la prudence) (S. Augustin, mor. eccl. 1, 25, 46 : PL 32, 1330-1331)."

 

Les vertus et la grâce

Les vertus demandent, c'est certain, un effort de notre part, un entraînement perpétuel. Mais on n'y arrive pas à la force du poignet. N'oublions pas de demander à Dieu Sa grâce pour nous soutenir et purifier nos actes et intentions, tout en n'oubliant pas que nous devons agir nous aussi !

§1810 Les vertus humaines acquises par l’éducation, par des actes délibérés et par une persévérance toujours reprise dans l’effort, sont purifiées et élevées par la grâce divine. Avec l’aide de Dieu, elles forgent le caractère et donnent aisance dans la pratique du bien. L’homme vertueux est heureux de les pratiquer.

§1811 Il n’est pas facile pour l’homme blessé par le péché de garder l’équilibre moral. Le don du salut par le Christ nous accorde la grâce nécessaire pour persévérer dans la recherche des vertus. Chacun doit toujours demander cette grâce de lumière et de force, recourir aux sacrements, coopérer avec le Saint-Esprit, suivre ses appels à aimer le bien et à se garder du mal.

Sources : Catéchisme de l'Eglise Catholique et inspirations d'un enseignement du Père Pascal Ide.

05/10/2014

Des jeunes témoignent en faveur de la chasteté et de la modestie

 

> Témoignages: elles ont voulu garder ou redécouvrir la mantille (liens mis à jour)

02/10/2014

La théorie du genre, un enjeu mondial de premier plan que le synode sur la famille ne peut pas ignorer

"Pour éviter toute suprématie de l'un ou l'autre sexe, on tend à gommer leurs différences, considérées comme de simples effets d'un conditionnement historique et culturel. Dans ce nivelage, la différence corporelle, appelée sexe, est minimisée, tandis que la dimension purement culturelle, appelée genre, est soulignée au maximum et considérée comme primordiale. L'occultation de la différence ou de la dualité des sexes a des conséquences énormes à divers niveaux. Une telle anthropologie, qui entendait favoriser des visées égalitaires pour la femme en la libérant de tout déterminisme biologique, a inspiré en réalité des idéologies qui promeuvent par exemple la mise en question de la famille, de par nature bi-parentale, c'est-à-dire composée d'un père et d'une mère, ainsi que la mise sur le même plan de l'homosexualité et de l'hétérosexualité, un modèle nouveau de sexualité polymorphe."

Lettre du Saint-Siège aux évêques de l’Église catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l’Église et dans le monde, 31 mai 2004, signée du Cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, devenu l'année suivante le Pape Benoît XVI

Du Pape Léon XIII, initiateur de l'enseignement moderne de la doctrine sociale de l'Eglise par l'encyclique "Rerum Novarum":

"Reculer devant l'ennemi et garder le silence, lorsque de toutes parts s'élèvent de telles clameurs contre la vérité, c'est le fait d'un homme sans caractère, ou qui doute de la vérité de sa croyance. Dans les deux cas, une telle conduite est honteuse et elle fait injure à Dieu; elle est incompatible avec le salut de chacun et avec le salut de tous; elle n'est avantageuse qu'aux seuls ennemis de la foi; car rien n'enhardit autant l'audace des méchants que la faiblesse des bons.

D'ailleurs, la lâcheté des chrétiens mérite d'autant plus d'être blâmée, que souvent il faudrait bien peu de chose pour réduire à néant les accusations injustes et réfuter les opinions erronées; et, si l'on voulait s'imposer un plus sérieux labeur, on serait toujours assuré d'en avoir raison. Après tout, il n'est personne qui ne puisse déployer cette force d'âme où réside la propre vertu des chrétiens; elle suffit souvent à déconcerter les adversaires et à rompre leurs desseins. De plus, les chrétiens sont nés pour le combat. Or, plus la lutte est ardente, plus, avec l'aide de Dieu, il faut compter sur la victoire : Ayez confiance, j'ai vaincu le monde. Il n'y a point à objecter ici que Jésus-Christ, protecteur et vengeur de l’Église, n'a pas besoin de l'assistance des hommes. Ce n'est point parce que le pouvoir lui fait défaut, c'est à cause de sa grande bonté qu'il veut nous assigner une certaine part d'efforts et de mérites personnels, lorsqu'il s'agit de nous approprier et de nous appliquer les fruits du salut procuré par sa grâce."

Encyclique Sapientae Christianae du Pape Léon XIII sur les principaux devoirs des chrétiens

 

Synode sur la famille : Le pape François, le Synode et Humanae vitae

Il ne passe pas un jour sans qu'une déclaration soit faite en haut lieu sur le synode du mois prochain. Pourtant, les conclusions du synode sont, sur le plan doctrinal, fort prévisibles. Nous reproduisons ici un article de Thibaud Collin paru dans le blog du quotidien La Croix sur le synode sur la famille. (C'est nous qui soulignons)

 

Pape François

En ces jours précédant le synode, l’Eglise est dans une agitation qui n’est pas sans rappeler celle qu’elle connut lors des âpres débats concernant la contraception. Rappelons que saint Jean XXIII avait décidé d’extraire des discussions conciliaires la question de la régulation des naissances et avait installé une commission chargée de le conseiller sur cette affaire. Composée d’évêques, de théologiens, de médecins et de couples la commission avait été confirmée et élargie par Paul VI. Au terme d’intenses discussions, elle avait rendu son rapport qui, à une forte majorité, préconisait de reconnaître la légitimité de la contraception artificielle au sein du mariage chrétien. Ce rapport secret s’était rapidement retrouvé exposé dans la presse internationale. Il fallut attendre encore plus d’un an pour que Paul VI en juillet 1968 publie l’encyclique Humanae vitae rappelant la position traditionnelle telle que Pie XI et Pie XII l’avaient confirmée. On se souvient du scandale mondial que le texte papal engendra et l’esprit de contestation qui souffla dans de nombreuses conférences épiscopales. On peut dire que la crise d’Humanae vitae ne s’est jamais refermée. La question est passée au second plan puisque l’interprétation que beaucoup d’évêques et théologiens en donnèrent finit par disqualifier pratiquement l’encyclique aux yeux de nombreux fidèles pour lesquels la question morale ne se pose même plus. Au nom d’une vision de la conscience vue comme autorégulatrice les couples chrétiens peuvent considérer l’enseignement du Magistère comme un élément parmi d’autres de leur délibération. Le travail de fond fourni par saint Jean-Paul II notamment dans ses catéchèses sur le corps (1979-1984) mais aussi dans sa grande encyclique sur la morale Veritatis splendor (1993), ne suffit pas à inverser la tendance générale sur le sujet en particulier et sur la morale conjugale en général.

Un des enjeux des prochains synodes sur la famille (octobre 2014 et octobre 2015) porte sur l’accès des fidèles divorcés et remariés civilement aux sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie. Là encore, beaucoup souhaitent que l’Eglise modifie sa doctrine et sa discipline pour leur permettre à certaines conditions de retrouver le chemin des sacrements.

Certains sont persuadés que le pape François est favorable à une telle évolution. N’a-t-il pas demandé au cardinal Kasper d’ouvrir les travaux du consistoire de février 2014 consacré à ces sujets ? Or le cardinal Kasper est depuis des décennies favorable à une évolution. De plus, devant tous les cardinaux le pape François a loué de manière appuyée le discours du cardinal Kasper. Depuis, pas un jour sans que tel ou tel évêque, théologien ou journaliste n’affirme que le Pape souhaite ardemment un telle réforme.

A mon sens, il convient d’être infiniment plus prudent en la matière. Tout d’abord, le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié quelques semaines après les déclarations du Pape lors de son retour de Rio (où il laissait entrevoir une évolution possible) une note rappelant les fondements doctrinaux de la discipline sacramentelle. Or une telle note n’a pu être publiée sans l’accord du Pape. De plus, il convient de lire avec attention ce que le pape François a affirmé dans son interview au Corriere della Sera le 5 mars 2014 à propos de l’encyclique Humanae vitae : « Tout dépend de la manière dont l’encyclique ‘Humanae vitae‘ est interprétée. Paul VI lui-même, à la fin de sa vie, recommandait aux confesseurs d’être très miséricordieux et attentifs aux situations concrètes. Mais sa génialité a été prophétique, il a eu le courage de se dresser contre la majorité, de défendre la discipline morale, de faire jouer un frein culturel, de s’opposer au néo-malthusianisme présent et futur. La question n’est pas celle d’un changement de doctrine, mais d’un travail en profondeur, qui fasse en sorte que la pastorale tienne compte des situations et de ce que les gens sont en mesure de faire ».

Cet éloge appuyé de Paul VI n’est certainement pas à mettre de côté pour comprendre la manière dont le pape envisage toute cette question. N’oublions pas qu’il a déclaré au père Spadaro qu’il était « rusé » (furbo).

Et si finalement le pape François avait voulu mettre sur la table ce qui jusqu’alors restait sous le boisseau dans une sorte de non-dit et de malaise ? Pourquoi cette mise en pleine lumière ? Pour changer la doctrine et la pratique de l’Eglise ? J’en doute de la part de celui qui a dit « je suis fils de l’Eglise ». Celui qui ne cesse de rappeler la radicalité du message évangélique et refuser de le mesurer à l’esprit du monde risque fort de décevoir tous ceux le considérant comme celui qui va enfin faire évoluer la doctrine et la discipline catholiques pour les rendre plus « crédibles » aux yeux de nos contemporains.

29/09/2014

Les évêques du Canada veulent modifier la Parole de Dieu pour l'adapter à l'évolution des mentalités

Canada: L’édition européenne du Lectionnaire n’est pas approuvée par la CECC

Les évêques catholiques du Canada optent pour le langage inclusif   

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Montréal, 23 septembre 2014 (Apic) Bien qu’elle ait été approuvée pour usage en Europe (France, Belgique, Suisse), l’édition européenne du Lectionnaire – livre contenant les lectures de la Bible choisies pour les célébrations de la messe et des sacrements – n’est pas approuvée au Canada, annonce la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Les évêques du Secteur français de la CECC ont convenu que la version révisée du Lectionnaire pour le Canada devra utiliser un langage de genre neutre, dit langage inclusif.

La Commission épiscopale de liturgie et des sacrements (CELS) du Secteur français de la CECC et l’Office national de liturgie informent les diocèses de langue française, les paroisses, les librairies et les communautés religieuses que la version révisée de l’édition européenne du Lectionnaire en langue française maintenant en vente n’est pas approuvée pour usage au Canada.

Utilisé en France, en Belgique et en Suisse

Le site de la Conférence des évêques catholiques du Canada précise que même si le Lectionnaire est approuvé pour usage en Europe (France, Belgique, Suisse), le Saint-Siège et les évêques du Canada ne l’ont par contre pas approuvé pour le Canada.

Les évêques du Secteur français de la CECC ont convenu que la version révisée du Lectionnaire pour le Canada devra utiliser un langage inclusif. La nouvelle version devrait être disponible d’ici un an, une fois que le document aura été approuvé canoniquement par les évêques du Canada et aura reçu la recognitio du Saint-Siège.

Le langage inclusif est un terme faisant référence au choix délibéré d'un vocabulaire évitant toute exclusion, involontaire ou implicite, de certains groupes. Il évte l'utilisation de termes considérés à tort comme génériques, en particulier en ce qui a trait au genre. Il s’applique à une forme d’expression qui permet aux femmes et aux hommes de se reconnaître comme tels dans un message directement ou généralement destiné aux personnes des deux sexes, selon les évêques membres de l’équipe pastorale de la CECC. Ce langage nouveau pour la communauté chrétienne, qui souligne la volonté de mieux respecter la dignité des personnes, est un enjeu important dans le monde anglo-saxon, en particulier aux Etats-Unis et au Canada. (apic/cecc/be)

 

Pour écrire au Préfet de la Congrégation pour les Évêques, et au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, cliquez sur le lien suivant:

> Contacter les dicastères romains

 

Parmi les principaux passages du Nouveau Testament susceptibles de déranger particulièrement les évêques du Canada et d'êtres visés par leurs tentatives de modifications on peut sans doute citer ce passage de l'épître aux Galates:

"Je m'étonne que si vite vous abandonniez Celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour passer à un second évangile - non qu'il y en ait deux ; il y a seulement des gens en train de jeter le trouble parmi vous et qui veulent bouleverser l'Évangile du Christ. Eh bien ! si nous-mêmes, si un ange venu du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Nous l'avons déjà dit, et aujourd'hui je le répète : si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! En tout cas, maintenant est-ce la faveur des hommes, ou celle de Dieu que je veux gagner ? Est-ce que je cherche à plaire à des hommes ? Si je voulais encore plaire à des hommes, je ne serais plus le serviteur du Christ. Sachez-le, en effet, mes frères, l'Évangile que j'ai annoncé n'est pas à mesure humaine : ce n'est pas non plus d'un homme que je l'ai reçu ou appris, mais par une révélation de Jésus Christ." (Ga 1, 6-12)

 

Pour écrire au Préfet de la Congrégation pour les Évêques, et au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, cliquez sur le lien suivant:

> Contacter les dicastères romains

 

Cette initiative des évêques du Canada est totalement contraire aux dispositions de l'Instruction Liturgiam Authenticam dont la publication a été ordonnée par le Pape Saint Jean-Paul II le 20 mars 2001:

"27. Il convient de considérer les textes liturgiques comme la voix de l’Eglise en prière plutôt que celle des groupes particuliers ou celle des individus, et c’est pour cette raison qu’il faut que les termes employés soient libres de toute adhésion trop étroite à des modes d’expression du moment. Si des mots ou des expressions, qui diffèrent du langage commun ou quotidien, peuvent parfois être employés dans les textes liturgiques, il en résulte souvent qu’ils sont plus faciles à mémoriser et qu’ils expriment plus efficacement les réalités d’en-haut."

"Ainsi, il peut arriver qu’une certaine manière de s’exprimer qui, dans le langage quotidien est considérée un peu obsolète, puisse continuer à être employée dans le contexte liturgique."

"Ces principes affranchissent la liturgie du besoin de révisions fréquentes, nécessitées par l’emploi d’expressions, qui ont ensuite disparu de la langue courante du peuple."

"29. Il appartient pareillement aux catéchistes et à celui qui tient l’homélie, de transmettre une interprétation authentique du texte, en excluant tout préjudice, toute discrimination injuste basée sur des considérations de personnes, de sexe, de condition sociale, d’origine raciale ou d’autres raisons, car de telles attitudes sont totalement absentes dans les textes de la Sainte Liturgie. Bien qu’une telle considération soit parfois utile, dans le but de choisir entre diverses traductions éprouvées d’une locution, elle ne peut pourtant pas justifier une modification du texte biblique ou liturgique qui a été dûment promulgué."

"30. Comme il advint en d’autres périodes de l’histoire, l’Église doit prendre des décisions en toute liberté en ce qui concerne l’usage de la langue, en prenant comme point de référence avant tout sa mission doctrinale, et sans se soumettre à des normes linguistiques imposées de l’extérieur, et qui seraient au détriment de cette mission.

31. En particulier: les dispositions qui consistent à recourir systématiquement à des solutions inconsidérées doivent être évitées, de même que la substitution improvisée des mots, le changement du singulier au pluriel, la séparation d’un mot unique exprimant une réalité collective dans les deux genres [gramaticaux] masculin et féminin, ou l’introduction de termes impersonnels ou abstraits, de tels procédés peuvent tous avoir comme résultat de ne pas rendre le sens plein d’un mot ou d’une expression du texte original. Les solutions de ce genre comportent le danger d’introduire des difficultés d’ordre théologique ou anthropologique dans les traductions. Voici les autres normes particulières :

a)   Quand il s’agit de Dieu tout puissant et de chacune des personnes de la Très Sainte Trinité, il faut respecter la vérité de la tradition et la pratique habituelle de chaque langue concernant le genre à attribuer.

b)   Il convient de prendre un soin particulier à traduire fidèlement et exactement la locution composée : “Filius hominis” (Fils de l’Homme). La grande importance christologique et typologique de cette locution exige même qu’on adopte résolument une locution composée telle qu’elle puisse être comprise dans le cadre de toutes les traductions.

c)   Le mot “Patres” (Pères), qui apparaît dans de nombreux passages de la Bible et dans des textes liturgiques de composition ecclésiastique, doit être rendu en employant, dans les langues vernaculaires, un mot masculin adéquat, qui puisse se référer, selon le contexte, soit aux Patriarches, ou aux rois du peuple élu de l’Ancien Testament, soit aux Pères de l’Église.

d)   Autant que cela s’avère possible, dans une langue vernaculaire déterminée, l’usage du pronom féminin est préférable au neutre, s’il se rapporte à l’Église.

e)   Les termes exprimant les affinités familiales ou d’autres relations significatives, comme “frater” (frère), “soror” (sœur) etc., qui sont clairement selon le contexte au masculin ou au féminin, doivent être transcrits de cette manière dans la traduction.

f)    Le genre grammatical des anges, des démons et des dieux et déesses païens est rendu, dans langue vernaculaire, en tenant compte du texte original, quand cela s’avère possible.

g)   Dans toutes les questions de ce genre, il convient d’appliquer les principes exposés aux nn. 27 et 29.

32. Il n’est pas permis dans la traduction de restreindre dans des limites plus strictes la pleine signification du texte d’origine. En plus, les expressions qui coïncident avec des publicités commerciales ou à des propos insérés dans des projets politiques et idéologiques, à des manières de s’exprimer caduques ou de caractère régional, ou bien encore à des termes, dont le sens est ambigu, doivent être évitées. Étant donné que les manuels de style scolaire ou des ouvrages semblables sont parfois favorables à ces tendances, ils ne peuvent être considérés comme déterminants pour les traductions liturgiques. Au contraire, les ouvrages, que l’on considère comme des “classiques” dans chacune des langues vernaculaires, peuvent être utiles pour fournir un modèle approprié quant aux mots et aux usages à employer."

 

Pour écrire au Préfet de la Congrégation pour les Évêques, et au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, cliquez sur le lien suivant:

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28/09/2014

L'Allemagne va-t-elle dépénaliser l'inceste ?

Rédigé par Adélaïde Pouchol le 26 septembre 2014

Tout commence avec un cas particulier largement médiatisé. L’histoire se passe en 2007 à Leibzig, en Allemagne. Un frère et sa sœur, parents de quatre enfants, sont condamnés par la justice de leur pays et saisissent la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Mineure à la naissance du premier enfant, la femme n’est pas condamnée, contrairement à son frère. Au fil des années et de l’arrivée d’autres enfants, les amendes et peines de prison s’enchaînent. Il passe plusieurs années en prison, elle est placée en programme de réinsertion sociale. Deux des quatre enfants nés de cette union sont nés handicapés mais depuis, l’homme s’est fait stériliser. Dès lors, la condamnation « n’a plus lieu d’être », estime son avocat…

Ce cas ne serait pas isolé, selon une étude publiée en juillet 2014 par l’Institut Max Planck selon laquelle l’inceste concerne entre 2 et 4% de la population allemande. Mais l’étude précise également que l’inceste se produit le plus souvent dans des environnements familiaux difficiles, de familles décomposées, socialement faibles ou en grande difficulté. Pure coïncidence ?

Un interdit fondateur

Sept ans après la condamnation du frère et de la soeur, ce 24 septembre 2014, le Conseil d’éthique allemand a rendu un avis sur la question de l’inceste et estime, à 14 membres contre 9, que l’Allemagne devrait dépénaliser cette pratique pourvu que la relation soit entre adultes consentants. La pénalisation de l’inceste serait, d’une part, contraire à l’autodétermination sexuelle et, d’autre part, inutile au maintien de l’ordre déjà garanti par l’interdit du viol et des agressions sexuelles. « Protéger un tabou social et fixer des barrières morales ne relève pas du droit pénal », estime encore le Conseil.

Les Sages allemands ont raison, le droit pénal n’a pas à fixer de barrières morales. Non, le droit positif ne fixe pas de normes morales, il en est garant. Car l’inceste n’est pas mauvais parce que interdit par la loi civile, mais parce que contraire à la loi naturelle. Cette pratique fait partie des « interdits fondamentaux » portés par la plupart des civilisations, comme l’interdit du meurtre ou du viol quoique ces interdits puissent être formulés de manière variable : ces normes garantissent la pérennité de toute société. Au-delà des troubles génétiques qu’il cause, l’inceste bouleverse le lien de filiation en ajoutant au lien de parenté un lien matrimonial. C’est une perversion de la structure familiale pourtant fondatrice de la vie en société.

De l'Allemagne à l'Europe

En Allemagne ou ailleurs, les partisans de la dépénalisation de l’inceste avancent sensiblement les mêmes arguments : on ne peut contrevenir à la liberté de deux adultes consentants, on ne peut sanctionner l’amour mais on se doit de faire tomber les tabous sur la sexualité… Paradoxalement, ce sont les mêmes qui ont milité pour l’avortement, se battent aujourd’hui pour l’élimination des fœtus porteurs de handicaps (rappelons qu’en France, 96 % des enfants dépistés trisomiques sont avortés dans l’indifférence générale) qui estiment que refuser l’inceste car il multiplie les risques de handicap pour l’enfant relève de l’eugénisme. Les personnes handicapées ont bon dos…

Cette possible évolution de la loi allemande ne fait, hélas, que suivre un mouvement déjà largement amorcé par plusieurs pays occidentaux, dont la France qui estime que « l’inceste, c’est-à-dire le rapport sexuel entre deux personnes qui sont parents à un degré où le mariage est interdit, ne constitue pas une infraction spécifique. Si la relation est librement consentie et concerne deux personnes qui ont dépassé l’âge de la majorité sexuelle, fixé à 15 ans dans notre pays, elle ne tombe pas sous le coup du code pénal » (note de synthèse du Sénat, 25 novembre 2014).